Historique et génèse de Linux

Linus B.Torvalds est à l'origine de ce système d'exploitation entièrement libre. Au début des années 90, il voulait mettre au point son propre système d'exploitation pour son projet de fin d'étude. Linus Torvalds avait pour intention de développer une version d'UNIX pouvant être utilisé sur une architecture de type 80386. Le premier clone d'UNIX fonctionnant sur PC a été Minix, écrit par Andrew Tanenbaum, un système d'exploitation minimal pouvant être utilisé sur PC. Linus Torvalds décida donc d'étendre les possibilités de Minix, en créant ce qui allait devenir Linux. Amusées par cette initiative, de nombreuses personnes ont contribué à aider Linus Torvalds à réaliser ce système, si bien qu'en 1991 une première version du système a vu le jour. C'est en mars 1992 qu'a été diffusée la première version ne comportant quasiment aucun bug.

Avec le nombre croissant de développeurs travaillant sur ce système, celui-ci a rapidement pu intégrer des redéveloppements libres des outils présents sous les systèmes UNIX commerciaux. De nouveaux outils pour Linux apparaissent désormais à une vitesse vertigineuse.

L'originalité de ce système réside dans le fait que Linux n'a pas été développé dans un but commercial. En effet aucune ligne de code n'a été copiée des systèmes UNIX originaux (en effet Linux s'inspire de nombreuses versions d'UNIX commerciales: BSD UNIX, System V.). Ainsi, tout le monde, depuis sa création, est libre de l'utiliser mais aussi de l'améliorer.

Il existe plusieurs façons de prononcer Linux:

  • Dans les pays anglo-saxons deux prononciations existent:
    • Lineuxe
    • Laïnuxe
  • En France on prononce tout simplement:
    • Linux
Bien que Linux ait été initialement conçu pour fonctionner sur plateforme PC, il a désormais été porté (c'est-à-dire adapté) vers de nombreuses autres plateformes, telles que Macintosh, stations SPARC, stations DEC Alpha, et même des plates formes telles que des assistants personnels (PDA), voire des consoles de jeu vidéo !

 

Les distributions

Etant donné que Linux peut être modifié à volonté il faut un comité chargé de choisir les améliorations à prendre en compte dans les versions successives de ce système. Cependant, les modifications apportées sont tellement nombreuses qu'il faut faire une sélection, de plus il n'existe pas une seule version de Linux mais des "distributions" portant des noms différents suivant les éléments qui sont retenus dans chacunes d'entre-elles. Les distributions les plus connues sont:

  • La distribution RedHat
  • La distribution Debian
  • La distribution SuSe
  • La distribution Kheops
  • La distribution Slackware
  • La distribution Mandrake
Chacune d'entre-elles a ses propres avantages et ses propres inconvénients, les plus connues sont la distribution RedHat et la distribution Mandrake.

 

La licence GPL de GNU

Le code source de Linux est accessible gratuitement, ce qui fait que ce système peut être compilé sur d'autres plates-formes que le PC. Afin de permettre la distribution de programmes exempts de droits, la fondation FSF (Free Software Foundation, traduisez Fondation pour les logiciels libres) a développé un projet nommé GNU (pour la petite histoire, GNU est un acronyme récursif signifiant GNU is Not Unix). Les utilitaires GNU sont soumis à une licence d'utilisation de Linux (GPL, General Public License), expliquant les dispositions légales vis-à-vis de l'utilisation, la distribution et la modification de Linux.
Voici à titre indicatif quelques aspects de cette licence permettant de la comprendre:

  • la licence permet la modification du programme original, et sa diffusion (sous licence GPL)
  • la licence autorise la vente du logiciel libre sous sa forme originelle ou modifiée, à condition que le vendeur autorise la diffusion (même gratuite) de ce logiciel
  • la licence autorise l'utilisation du logiciel à des fins lucratives (permettant des bénéfices)
  • les logiciels sous la licence GPL appartiennent à leurs auteurs et personne ne peut s'approprier une partie ou l'intégralité des droits d'auteur
  • la licence n'implique aucune forme de rémunération des auteurs

Cette licence est parfois appelée copyleft, par analogie avec copyright, un mot anglais qui signifie "droits d'auteur" (right signifie droite tandis que left signifie gauche).

 

Les caractéristiques du système

Du point de vue du système d'exploitation, Linux est un système proche des systèmes Unix pouvant être exécuté sur des machines à base de processeurs Intel (386, 486, Pentium, Pentium II, ...), AMD, Cyrix, mais aussi sur des plates formes telles que des consoles de jeu ou des assistants personnels !

Linux est ainsi un système multi plate-forme. Il est également multi-utilisateurs (plusieurs personnes peuvent en même temps travailler sur le même ordinateur), mais aussi multi-tâches (plusieurs applications peuvent être lancées en même temps sans qu'aucune n'affecte les autres) et multi-processeurs.
C'est un système fiable, robuste, puissant et efficace. Il utilise très peu de ressource et peut fonctionner sur des ordinateurs bas de gamme très peu puissants. Il est distribué librement avec son code source, basé sur le principe du logiciel libre et selon le terme de la licence GPL. Il est développé par de nombreux programmeurs (la plupart bénévoles) impliquant une évolution rapide et un résultat de qualité.

Le système Linux possède notamment les avantages suivants :

  • Le support des standards de l'internet, c'est-à-dire des protocoles TCP/IP, la famille de protocoles utilisée sur Internet. Linux est donc un moyen gratuit de créer un réseau local, de se connecter à Internet et de mettre en place un serveur.
  • Une sécurité accrue dûe à la transparence de son code source et de la réactivité de la communauté lors des annonces de vulnérabilités.
  • Un cloisonnement des espaces mémoire et de l'espace disque couplé à une gestion pointue des droits permettant de gérer un grand nombre d'utilisateurs avec un niveau de risque minimal.
  • Un noyau entièrement configurable en fonction du matériel de la machine sur laquelle le système est installé afin de maximiser les performances.

 

Le système X

X est une interface graphique, qui a été développée au MIT, permettant de créer des applications graphiques fonctionnant sur diverses plateformes.

X-Window est l'interface graphique des stations UNIX. X-Window est en quelque sorte aux systèmes Unix ce que l'interface Windows est au DOS (n'allez surtout pas dire X-windows au risque de vous faire massacrer par un fanatique d'UNIX). L'avantage majeur de ce système est l'utilisation d'une interface graphique en complément à certaines commandes.

Sous Linux il existe une implémentation libre du système X-Window appelée XFree86. XFree86 supporte un nombre très important de cartes vidéos, mais certaines ne sont pas supportées. Toutefois avec la communauté du libre, le portage des pilotes des nouvelles cartes graphiques est de plus en plus rapide !

 

La documentation sur Linux

Linux étant un système distribuable librement, la documentation à son propos est très abondante. En effet, lorsque Linux a été développé, de nombreuses personnes ont rédigé des petits guides d'utilisation. Toutefois ceux-ci étaient généralement trop compliqués pour être accessibles à l'ensemble de la communauté Linux et étaient pour la plupart écrits en anglais, c'est pourquoi des personnes ont décidé d'écrire des documentations en français. On peut notamment citer :

De nombreux "mini documents" ont aussi été mis au point par des personnes diverses, il s'agit des Mini HowTo (traduisez Minis comment faire?). Ces documents expliquent des points précis de Linux de façon simple!
Le seul inconvénient de ces documents réside dans le fait que le système Linux évolue et que certains de ces documents ne sont plus forcément à jour...

 

Matériel nécessaire

Linux ne requiert pas un ordinateur dernier cri en configuration minimale:

  • un processeur 386SX au minimum
  • 4Mo de mémoire vive (8Mo conseillés)
  • un contrôleur de disque dur et un disque avec 20Mo libres (100Mo conseillés)
    (Linux est capable en pratique de fonctionner à partir d'une simple disquette)
  • un lecteur de CD-ROM
Pour ce qui est des périphériques annexes, des composants matériels répandus sur le marché auront beaucoup plus de chance d'être supportés par Linux...

 

Prérequis

Linux peut être installé en plus du système d'exploitation déjà installé sur votre machine.
Il faut s'assurer avant de lancer l'installation que le système de fichiers est sain en utilisant un programme tel que scandisk ou chkdsk pour vérifier l'intégrité du lecteur, car Linux fait un usage du disque beaucoup plus musclé que le DOS par exemple.

 

Phases d'installation

L'installation de Linux se fait en plusieurs phases permettant de mettre en place un système de fichiers reconnu par Linux (ext2fs) sur une ou plusieurs partitions dédiées, puis de procéder à l'installation proprement dite, enfin de configurer le noyau avant amorçage à partir du disque, les étapes sont donc les suivantes:

  • création des disquettes d'amorçage
  • amorçage du système à partir de la disquette
  • création de la partition principale du disque dur
  • création de la partition swap
  • création du système de fichiers
  • installation de Linux
  • configuration du noyau
  • réamorçage du système

 

Création de disquettes boot et root

Grâce à des disquettes permettant d'amorcer le système sous Linux avec un noyau minimal on va être capable d'installer Linux. Ces disquettes vont être créée à l'aide d'un programme permettant de copier des fichiers images (ensemble des données à mettre sur disquettes) sur disquette. Ces disquettes sont au nombre de deux:

  • disquette boot: contenant un noyau linux permettant d'amorcer le système
  • disquette root: contenant le programme d'installation
Le fichier image à choisir dans chacun des cas dépend de la configuration de votre système, il se nommera:
  • scsi, dans le cas d'un lecteur de CD-ROM SCSI
  • sbpcd, dans le cas d'un lecteur de CD-ROM Panasonic ou branché sur une Sound Blaster Pro
  • nec260, dans le cas d'un lecteur de CD-ROM Nec 260
  • Mitsumi, dans le cas d'un lecteur de CD-ROM Mitsumi
  • cdu31a, dans le cas d'un lecteur de CD-ROM Sony CDU31 ou CDU33a
  • cdu535, dans le cas d'un lecteur de CD-ROM Sony CDU531 ou CDU535
il ne vous reste plus pour chacun des deux fichiers images (boot et root) qu'à vous placer dans le répertoire contenant le bon fichier image puis de taper "\rawrite", le programme vous demandera alors le nom du fichier image (scsi par exemple pour le fichier image de la disquette boot), puis le lecteur (a:)

Vous pouvez éventuellement créer une disquette supplémentaire pour une utilisation ultérieure (par exemple si vous planifiez d'acheter une carte SCSI alors que vous avez un lecteur CD-ROM IDE...).

 

Amorçage à partir de la disquette boot

Une fois les disquettes créées, redémarrez l'ordinateur en ayant pris soin de placer la disquette boot dans le lecteur a:.
Après l'affichage de quelques messages le système affiche la ligne: "boot:", appuyez sur entrée pour continuer.
Le système réclame ensuite la disquette root

 

Création de partitions

Pour pouvoir utiliser Linux, il vous faudra créer une partition (supérieure à 900Mo de préférence pour pouvoir installer toutes les options) utilisant le système de fichiers "Linux Ext2" et (éventuellement) une partition swap (mémoire virtuelle, c'est-à-dire une partie du disque utilisée en cas de manque de mémoire vive) de plusieurs dizaines de Mo.

Vous pouvez éventuellement créer d'autres partitions que vous dédierez à un type de données spécial, comme par exemple une partition pour vos documents, une pour les utilitaires, ...

La création de partitions peut se faire de différentes manières:

  • Sous un système Microsoft avant d'amorcer le système avec la disquette boot:
    • Sous Windows 9x, le logiciel Partition Magic 4 permet de créer très facilement les partitions ext2fs et swap sans perdre les données présentes sur le disque
    • Sous MS-DOS, avec le logiciel fdisk fourni en standard, qui est plus ergonomique que son confrère du même nom fourni avec Linux
    • Signalons aussi l'existence d'un utilitaire DOS appelé fips qui permet de faire des opérations sur les partitions de façon non destructrice
  • Sous Linux, après avoir amorcé le système. Suivant la distribution la procédure d'installation est différente:
    • avec les distributions de type Slackware il vous faudra entrer les commandes manuellement, c'est-à-dire successivement partitionner, formatter, créer le système de fichiers et installer
    • avec les distributions de type RedHat, ces opérations sont automatisées, il vous faudra répondre à des questions...

Lors de la création des partitions, il vous sera sûrement demandé le type des deux partitions précédentes, il s'agit:

  • du type 82 pour la mémoire secondaire
  • du type 83 pour la partition principale

 

  • La partition principale doit se situer dans l'intervalle du disque compris entre le premier et le 1023àme cylindre!
  • Notez sur un papier la taille (en nombre de blocs) de la partition principale et de la partition swap sur un papier car cela vous servira par la suite

 

 

Création du système de fichiers

Sous certaines distributions il vous sera demandé de créer un système de fichier avant de lancer l'installation (ce n'est pas le cas, entre autres, des distributions RedHat 5.2 et Mandrake 6.0, pour lesquelles toutes les opérations suivantes sont automatisées grâce à des menus).
Lorsque vous avez créé la partition principale et la partition de mémoire secondaire (partition swap), il s'agit d'activer la mémoire secondaire et de créer le système de fichiers de la partition principale.

L'activation de la mémoire secondaire se fait grâce à la commande:

mkswap -c partition taille
Par exemple, pour une mémoire secondaire utilisant 10000 blocs, sur la seconde partition du deuxième disque (hdb2) la commande serait la suivante:
mkswap -c /dev/hdb2 11000
Puis la commande swapon permet d'activer cette partition

La création du système de fichiers ext2fs se fait grâce à la commande suivante:

mke2fs -c partition taille
par exemple:
mke2fs -c /dev/hda2 202137

 

Installation de la distribution RedHat

La distribution RedHat est actuellement une des distributions les plus plébiscitée étant donné que la procédure d'installation est assez simple. En effet, cette procédure vous demande tout simplement de faire des choix parmi une liste déroulante pour vos principaux périphériques ainsi que pour des choix liés à la langue ou aux paquetages à installer. Les étapes de l'installation sont les suivantes:

  • choix du langage: choisissez le langage dans lequel se fera la procédure d'installation
  • choix du clavier: pour un clavier français comprenant des caractères accentués, choisissez fr-latin1
  • choix du support d'installation: si votre distribution Linux est sur CD, choisissez CD-ROM, sinon (si vous l'avez téléchargé par exemple), choisissez Hard drive
  • choix du style d'installation: si il s'agit d'une mise à jour d'un système précédent ou bien d'une installation à part entière
  • type d'installation: le système vous laisse le choix entre station de travail, serveur ou personnalisée. Vous avez tout intérêt à opter pour la configuration personnalisée qui vous laissera plus de souplesse
  • choix des adaptateurs SCSI: si vous possédez un adaptateur SCSI, vous devez répondre oui à cette question. Le système d'installation va essayer de détecter votre matériel. Si jamais cette recherche automatique est infructueuse, il vous suffira d'entrez une ligne de paramètres lui permettant de savoir de quel type d'adaptateur SCSI il s'agit, ainsi que de connaîtres son (ses) IRQ et son adresse mémoire. Une carte "AHA1520" d'adresse 0x140, et d'IRQ 10 se trouvera par la ligne de commande:
    aha152x=0x140,10
  • partitionnement du disque dur: cette distribution vous permet de partitionner votre disque à ce niveau de l'installation (si vous ne l'avez pas fait précédemment) et vous laisse le choix entre disk druid et fdisk
  • choix du disque dur: le logiciel vous propose de choisir parmi une liste le disque dur sur lequel vous voulez créer les partitions
    • suppression des partitions inutiles: sous fdisk grâce à la touche "d" vous pouvez supprimer les partitions inutiles (faites attention à ne pas supprimer vos partitions Windows!)
    • création des partitions Linux: la touche n et la touche p vous permettrons de créer les partitions racine et swap ainsi que toutes les autres partitions dont vous pourriez avoir besoin. Le numéro u premier cylindre de la partition, ainsi que sa taille (en Mo) vous seront demandés
    • changement du type de partition: grâce à la touche t vous pourrez affecter le type 82 à la partition swap, et le type 83 aux partitions Linux...
    • sortie de fdisk: en appuyant sur la touche q vous quitterez fdisk en abandonnant les modifications, en appuyant sur la touche
    w vous sauvegarderez les modifications avant de quitter
  • sélection des points de montage: un écran vous propose les différentes partitions que vous pouvez monter, il vous faut sélectionner celle que vous désirez utiliser et les nommer une à une, c'est-à-dire préciser le point de montage. La racine est obligatoire, elle représente la partition maîtresse et doit être nommée /. Chaque partition que l'on désire exploiter sous Linux doit se voir assigner un point de montage (/home par exemple, ou bien /mnt/dos pour votre partition DOS, si vous voulez qu'elle soit montée automatiquement après l'installation
  • sélection de la partition swap: le système vous demande naturellement de choisir la partition qu'il utilisera comme mémoire secondaire
  • formatage des partitions: il vous faut sélectionner toutes les nouvelles partitions que vous avez créées. Attention de ne pas formatter des partitions contenant des données!
  • choix des paquetages: cette option vous demande tout simplement de choisir, parmi une liste, les éléments à installer
  • installation/copie des paquetages: le système installe un par un tous les paquetages demandés. Cette opération peut être très longue! (jusqu'à une demi-heure...)
  • configuration réseau: il s'agit des ordinateurs munis d'une carte réseau (non d'un modem)
  • choix de l'horloge: choisissez l'horloge appropriée à votre pays (pour la France, la Belgique et la Suisse il s'agit de Europe/Paris, pour le Québec cela dépend...)
  • choix des services de démarrage: vous pouvez sélectionner parmi une liste les services qui vont être activés à chaque démarrage. A priori apmd, netfs et sendmail ne vous seront pas d'une grande utilité si votre machine n'est pas un serveur...
  • choix de l'imprimante: une série de questions vous permettra de configurer votre imprimante en la choisissant dans une liste et en précisant le port sur lequel elle est connectée
  • saisie du mot de passe: un mot de passe vous sera demandé pour le compte de superutilisateur (root), c'est-à-dire un utilisateur qui a tous les droits
Lorsque vous aurrez fini toutes ces étapes, l'ordinateur redémarrera et vous vous trouverez face à un prompt indiquant
LILO:
il vous suffit de taper linux pour booter sous Linux et dos pour aller sur votre partition DOS, sur laquelle se trouve Windows 9x, DOS ou autre...

Lorsque vous aurez booté sous Linux, et introduit votre nom de superutilisateur (root) et votre mot de passe, il vous faudra (à priori) installer une interface graphique plus conviviale que la console (mode texte). Pour cela reportez-vous à la section Installation - XFree86

 

Installation de XFree86

XFree86 est l'interface graphique sous Linux (XWindow est l'interface des stations UNIX) Pour configurer XFree86, il suffit de taper "XF86Setup" en ligne de commande, en respectant les majuscules. Un écran apparaît vous demandant des informations sur votre écran et permettant de règler l'affichage. Une fenêtre graphique s'affiche alors, dans laquelle vous avez des onglets permettant de configurer chacun des éléments matériels de votre ordinateur.
Il faudra donc configurer tout d'abord la souris, celle-ci étant la plupart du temps une souris de type microsoft (ou PS/2 si elle est branchée sur un port spécial), sur le port COM1 (ou COM2).
Le clavier n'est généralement pas à modifier, il faudra veiller par contre à bien régler les paramètres de la carte vidéo car ceux-ci se répercuteront directement sur l'affichage, causant un affichage peu stable en cas d'erreur (écran qui vacille par exemple).
Une fois tous les paramètres saisis vous quittez le programme de configuration et retournez en ligne de commande sous la console.
Il suffit de taper "startx" pour démarrer X-Window

 

 

La hiérarchie des fichiers sous Linux

 

Pour assurer la compatibilité et la portabilité, les systèmes Linux respectent l'unique norme FHS (File Hierarchy Standard). La hiérarchie de base est la suivante:

 

/       la racine, elle contient les répertoires principaux
  /bin     contient des exécutables essentiels au système, employés par tous les utilisateurs (par exemple, les commandes ls, rm, cp, chmod, mount, ...)
  /boot     contient les fichiers permettant à Linux de démarrer
  /dev     contient les points d'entrée des périphériques
  /etc     contient les commandes et les fichiers nécessaires à l'administateur du système (fichiers passwd, group, inittab, ld.so.conf, lilo.conf, ...)
    /etc/X11   contient les fichiers spécifiques à la configuration de X (contient XF86Config par exemple)
    /etc/opt   contient les fichiers de configuration spécifiques aux applications installés dans /opt

 

Tableau des principales commandes Linux

 

Commande Description équivalent DOS
ls liste le contenu d'un répertoire dir
cd change de répertoire cd
cd .. répertoire parent cd..
mkdir crée un nouveau répertoire md
rmdir supprime un répertoire deltree
cp copie de fichier copy, xcopy
mv déplacement de fichier move
rm supprime le fichier del
passwd change le mot de passe de l'utilisateur  
cat affiche le contenu du fichier type
more affiche le contenu du fichier avec des pauses type |more
man

apropos

aide sur la commande demandée help
lpr imprime le fichier demandé print
chmod change l'attribut d'un fichier

chmod XXX fichier

XXX= Utilisateur|Groupe|Autres ou X représente un entier 1<X<7


Lecture=4, Ecriture=2, Execution=1
X=Lecture+Ecriture+Execution
0 signifie aucun droit
1 signifie droit d'exécution
2 signifie droit en écriture
3 signifie droit en écriture et en exécution
4 signifie droit en lecture
5 signifie droit en lecture et en exécution
6 signifie droit en lecture et droit en écriture
7 signifie tous les droits
 
chfn change les informations personnelles vues avec finger  
chsh change le shell : chsh user emplacement_du_shell  
finger liste des utilisateurs en ligne  
traceroute trace le chemin entre la machine locale et la machine visée  
ftp [machine] [port]

get

put

quit

transfert de fichier entre la machine locale et la machine cible

récupère un fichier

envoie un fichier

quitte la session FTP

 
telnet [machine] effectue un telnet  
talk permet de parler à un utilisateur connecté

talk user

 
mesg autorise ou non la commande talk

mesg n : Empeche la reception de messages talk

mesg y : Permet la reception de messages talk

 
logout déconnexion  

 

 

 

 

Premier pas de l'administrateur

Lorsque diverses personnes ont accès à un système, il est nécessaire que l'administrateur système gère les utilisateurs. Pour ceci, les commandes usuelles et les fichiers à configurer doivent être connus.

Les fichiers importants à connaître sont:

  • le fichier /etc/passwd
  • le fichier /etc/group

 

Le fichier /etc/passwd

Le fichier /etc/passwd contient toutes les informations relatives aux utilisateurs (login, mots de passe, ...). Seul le superutilisateur (root) doit pouvoir le modifier. Il faut donc modifier les droits de ce fichier de façon à ce qu'il soit en lecture seule pour les autres utilisateurs.

Ce fichier possède un format spécial permettant de repérer chaque utilisateur, chacune de ses lignes possède le format suivant:
 

nom_du_compte : mot_de_passe : numero_utilisateur : numero_de_groupe 

: commentaire : répertoire : programme_de_demarrage
Sept champs sont explicités séparés par le caractère ":" :
 
  • le nom du compte de l'utilisateur
     
  • le mot de passe de l'utilisateur (codé bien sûr)
     
  • l'entier qui identifie l'utilisateur pour le système d'exploitation (UID=User ID, identifiant utilisateur)
     
  • l'entier qui identifie le groupe de l'utilisateur (GID=Group ID, identifiant de groupe)
     
  • le commentaire dans lequel on peut retrouver des informations sur l'utilisateur ou simplement son nom réel
     
  • le répertoire de connexion qui est celui dans lequel il se trouve après s'être connecté au système
     
  • la commande est celle exécutée après connexion au système (c'est fréquemment un interpréteur de commandes)
     

Voici un exemple de fichier passwd :

root:x:0:0:root:/root:/bin/bash
bin:x:1:1:bin:/bin:/bin/bash
daemon:x:2:2:daemon:/sbin:/bin/bash
news:x:9:13:News system:/etc/news:/bin/bash
uucp:x:10:14::/var/lib/uucp/taylor_config:/bin/bash
cquoi:x:500:100:Cool......:/home/cquoi:/bin/bash

Il est important de savoir que les mots de passe situés dans ce fichier sont chiffrés. Il est donc inutile de l'éditer et de remplacer le champ mot_de_passe en tapant directement le mot de passe, cela conduirait uniquement au blocage du compte.

Lorsqu'un utilisateur se connecte, le programme login compare le mot de passe tapé par l'utilisateur (après l'avoir chiffré) à celui qui est dans le fichier passwd. Si ils sont différents, la connexion ne peut être établie.

Pour interdire l'utilisation, il suffit de remplacer le mot de passe chiffré par une étoile : "*".

Les accès à un compte peuvent éventuellement être ouverts en laissant le champ mot_de_passe vide. Toute personne voulant se connecter avec ce compte pourra alors le faire.
Pour pouvoir modifier le mot de passe d'un compte grâce à la commande passwd, il faut être soit administrateur systême, soit propriétaire du compte (le système demandera alors à l'utilisateur d'entrer l'ancien mot de passe avant de lui demander d'enter 2 fois son nouveau mot de passe).

UID : identifiant (unique) de chaque compte utilisateur. Les nombres de 0 à 99 sont fréquemment réservés à des comptes propres à la machine. Les valeurs supérieures à 100 sont elles réservées aux comptes utilisateurs.

GID : identifiant de groupe. Le groupe par défaut (nommé group) porte le numéro 50. Cet identifiant est utilisé en relation avec les droits d'accès aux fichiers. Cette question ne vous préoccupera que si votre système comporte plus d'un seul groupe d'utilisateurs. (Il faudra alors se préoccuper du fichier /etc/group.

Il est possible à partir du Shell de modifier l'interpréteur de commandes. Pour ceci, il faut utiliser la commande chsh ou alors passwd -s. Linux cherche alors dans le fichier /etc/shells le programme que vous avez spécifié. Seules les commandes présentes dans ce fichier seront acceptées et remplaceront la valeur actuelle du champ programme_de_demarrage. Ces restrictions ne s'appliquent pas au compte du superutilisateur.
Assurez-vous que les droits d'accès du fichier /etc/shells sont les mêmes que pour le fichier /etc/passwd
Le superutilisateur ne se nomme pas obligatoirement root. Pour le changer, il suffit de remplacer le nom du compte root par celui désiré.
Un compte privilégié est un compte dont l'identifiant (UID, User ID) vaut zéro.

 

Le fichier /etc/group

Le fichier /etc/group contient la liste des utilisateurs appartenant aux différents groupes. En effet, lorsque de nombreux utilisateurs peuvent avoir accès au système, ceux-ci sont fréquemment rassemblés en différents groupes ayant chacun leurs propres droits d'accès aux fichiers et aux répertoires.

Il se compose de différents champs séparés par ":" :

nom_de_groupe : champ_special : numero_de_groupe : membre1, membre2

Le champ spécial est fréquemment vide.
Le numéro de groupe est le numéro qui fait le lien entre les fichiers /etc/group et /etc/passwd

Voici un exemple de fichier /etc/group :
 

root:x:0:root
bin:x:1:root,bin,daemon
daemon:x:2:
tty:x:5:
disk:x:6:
lp:x:7:
wwwadmin:x:8:
kmem:x:9:
wheel:x:10:
mail:x:12:cyrus
news:x:13:news
  • Lorsque l'on utilise la commande ls avec l'option -l, le numéro de groupe est affiché avec le numéro de l'utilisateur à qui appartient le fichier (ou le répertoire). Ce numéro unique correspond à un nom de groupe unique (souvent 8 caractères max.).
  • Un même utilisateur peut apparaître dans plusieurs groupes. Lorsqu'il se connecte au système, il appartient au groupe spécifié dans le fichier /etc/passwd (le champ GID). Il peut en changer à l'aide de la commande newgrp. Des droits d'accès aux fichiers sont alors définis.
  • Les protections du fichier doivent empêcher sa modification par les utilisateurs non privilégiés.
  • Pour ajouter un groupe, l'administrateur peut modifier le fichier /etc/group à l'aide d'un éditeur de texte. Il peut également utiliser la commande addgroup ou groupadd (pas toujours présentes). Dans le premier cas, il aura uniquement la ou les lignes correspondant aux groupes, à ajouter. Par exemple, la ligne :
    admin : : 56 : ccm
  • Pour ajouter un utilisateur à un groupe, il suffit d'éditer le fichier /etc/group et de rajouter ce nom au bout de la ligne en séparant le nom des membres par une virgule.
  • Pour supprimer un groupe, il suffit d'éditer le fichier /etc/group et d'effacer la ligne correspondante. Mais attention, il ne faut pas oublier de changer dans le fichier /etc/passwd les numéros (GID) du groupe supprimé, si des utilisateurs y appartenaient. Il est également essentiel de chercher les fichiers et répertoires de ce groupe pour le changer (dans le cas contraire les fichiers et répertoires riquent d'être inaccessibles).

 

La personnalisation du shell

Le fichier /etc/profile permet de configurer le Shell. Il concerne tous les utilisateurs.

On y trouve tout d'abord les variables du Shell telles que OPENWINHOME, PATH, ...
Ensuite, le type de terminal et la variable TERM sont définis en conséquence.
Une partie est consacrée au prompt du Shell, enfin une dernière permet la définition des couleurs de la commande ls.

Au démarrage de Linux, il est agréable d'avoir le pavé numérique allumé, ce qui n'est pas le cas par défaut.
Il y a donc quelques lignes à rajouter au fichier /etc/profile qui sont:

 

INITTY=/dev/tty[1-7]
for tty in $INITTY;
do setleds -D +num < $tty
done


 

Lors de la connexion au Shell, la première chose qui apparaît est le prompt, celui-ci peut être configuré au gré de l'utilisateur.
Si l'administrateur veut avoir un prompt qui se nomme : "Bonjour#", il lui suffit alors d'éditer le fichier /etc/profile. Celui-ci contient une variable appelée PS1. Toutes les lignes concernant cette variable doivent alors être précédées d'un dièze: #. Il s'agit alors d'ajouter la ligne PS1='Bonjour#'.

Il ne reste plus qu'à sauvegarder et se relogger. On peut alors apercevoir quelques changements.
Astuce: laisser un blanc après le prompt pour une meilleure lisibilité.

Il est également possible d'utiliser des variables dans le prompt (pour afficher par exemple l'heure ou le nom de la machine...):

\d pour ajouter la date (format anglais)
\t pour ajouter l'heure (HH:MM:SS)
\u pour ajouter le nom de l'utilisateur
\r pour un retour à la ligne
\w pour ajouter le chemin complet du répertoire courant
\W pour ajouter le répertoire courant
\h pour ajouter le nom de la machine

 

La couleur peut également être changée. Pour ceci, il faut utiliser la variable PS1 comme ceci:
 

PS1='\[\033[num_couleurm]prompt_voulu\033[0m]'

Le numéro de la couleur sera pris dans la liste suivante:

Noir 0;30
Rouge 0;31
Vert 0;32
Brun 0;33
Bleu 0;34
Violet 0;35
Cyan 0;36
Gris Clair 0;37
Gris 1;30
Rose 1;31
Vert Clair 1;32
Brun Clair 1;33
Bleu Clair 1;34
Violet Clair 1;35
Cyan Clair 1;36
Blanc 1;37

Voici un exemple qui indique l'heure suivie du nom de l'utilisateur en rouge:

PS1='\t \[\033[0;31m]\u\033[0m]'

 

Monter un lecteur de CD-ROM

Pour monter un lecteur de CD-ROM sous Linux il faut se logger en administrateur système, c'est-à-dire avec le login "root".
Il suffit ensuite de monter le lecteur, c'est-à-dire "accrocher" le contenu du lecteur de CD-ROM dans un répertoire (la plupart du temps /mnt/cdrom/) en tapant cette commande:
mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom
il ne faut pas oublier de démonter le lecteur avec la commande
umount /mnt/cdrom

 

Monter une partition MS-DOS

Il est possible sous Linux d'accéder à des partitions MS-DOS en les montant dans le système de fichiers Unix. Pour monter la partition /dev/hda1 il suffit de taper:
mount -t msdos /dev/hda1 /mnt/hd
il ne faut pas oublier de démonter la partition
umount /mnt/hd

 

Monter un lecteur de disquettes

De la même façon que pour la partition MS-DOS, on peut monter un lecteur de disquette et accéder aux données contenues sur une disquette formattée sous DOS grâce à la commande:
mount -t msdos /dev/fd0 /mnt/fd
il ne faut pas oublier de démonter le lecteur de disquettes
umount /mnt/fd.

 

Redémarrer l'ordinateur

Pour redémarrer correctement l'ordinateur, il suffit d'utiliser la commande "shutdown". La séquence de touches <CTRL> <ALT> <SUPPR> a sur la plupart des distributions Linux été programmée pour correspondre à la commande shutdown.
Pour un redémarrage rapide il suffira de taper "shutdown -r now".

 

 

Forcer la reconnaissance du contrôleur SCSI

Lorsque les contrôleurs n'ont pas de bios ils ne sont généralement pas détectés par Linux, il faut dans ce cas forcer la détection en tapant au prompt de LILO:
boot: linux tmx8xx=<IRQ>,<adresse>
tmx8xx représente un contrôleur TMC-8xx, si vous en possédez un autre il vous faut connaitre sa désignation. IRQ représente l'interruption du contrôleur et "adresse" l'adresse de sa mémoire partagée.

 

Créer un alias

Tout d'abord qu'est-ce qu'un alias?
C'est une commande raccourcie qui permet d'en exécuter une autre, cela peut aussi s'étendre à d'autres concepts, un alias pourra aussi être un raccourci pour un e-mail.
Les commandes sous Linux pour monter un périphérique sont (comme vous l'avez vu ci-dessus très lourdes à taper.

Il suffit donc au lieu de taper la commande:
"mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom"
de taper:
alias cdrom='mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom'
il suffira alors de taper "cdrom" pour monter ce périphérique.

Cependant, vous vous demandez: à quoi bon taper cette commande si je dois la déclarer à chaque fois que je réinitialise le système?
Il suffit en fait simplement d'aller éditer le fichier "/etc/bashrc" et d'ajouter la ligne:
alias cdrom='mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom'

 

Monter un lecteur de CD-ROM

Pour monter un lecteur de CD-ROM sous Linux il faut se logger en administrateur système, c'est-à-dire avec le login "root".
Il suffit ensuite de monter le lecteur, c'est-à-dire "accrocher" le contenu du lecteur de CD-ROM dans un répertoire (la plupart du temps /mnt/cdrom/) en tapant cette commande:
mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom
il ne faut pas oublier de démonter le lecteur avec la commande
umount /mnt/cdrom

 

Monter une partition MS-DOS

Il est possible sous Linux d'accéder à des partitions MS-DOS en les montant dans le système de fichiers Unix. Pour monter la partition /dev/hda1 il suffit de taper:
mount -t msdos /dev/hda1 /mnt/hd
il ne faut pas oublier de démonter la partition
umount /mnt/hd

 

Monter un lecteur de disquettes

De la même façon que pour la partition MS-DOS, on peut monter un lecteur de disquette et accéder aux données contenues sur une disquette formattée sous DOS grâce à la commande:
mount -t msdos /dev/fd0 /mnt/fd
il ne faut pas oublier de démonter le lecteur de disquettes
umount /mnt/fd.

 

Redémarrer l'ordinateur

Pour redémarrer correctement l'ordinateur, il suffit d'utiliser la commande "shutdown". La séquence de touches <CTRL> <ALT> <SUPPR> a sur la plupart des distributions Linux été programmée pour correspondre à la commande shutdown.
Pour un redémarrage rapide il suffira de taper "shutdown -r now".

 

 

Forcer la reconnaissance du contrôleur SCSI

Lorsque les contrôleurs n'ont pas de bios ils ne sont généralement pas détectés par Linux, il faut dans ce cas forcer la détection en tapant au prompt de LILO:
boot: linux tmx8xx=<IRQ>,<adresse>
tmx8xx représente un contrôleur TMC-8xx, si vous en possédez un autre il vous faut connaitre sa désignation. IRQ représente l'interruption du contrôleur et "adresse" l'adresse de sa mémoire partagée.

 

Créer un alias

Tout d'abord qu'est-ce qu'un alias?
C'est une commande raccourcie qui permet d'en exécuter une autre, cela peut aussi s'étendre à d'autres concepts, un alias pourra aussi être un raccourci pour un e-mail.
Les commandes sous Linux pour monter un périphérique sont (comme vous l'avez vu ci-dessus très lourdes à taper.

Il suffit donc au lieu de taper la commande:
"mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom"
de taper:
alias cdrom='mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom'
il suffira alors de taper "cdrom" pour monter ce périphérique.

Cependant, vous vous demandez: à quoi bon taper cette commande si je dois la déclarer à chaque fois que je réinitialise le système?
Il suffit en fait simplement d'aller éditer le fichier "/etc/bashrc" et d'ajouter la ligne:
alias cdrom='mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom'

 

Les différents types d'archives

Basiquement il existe plusieurs façons de récupérer une application fonctionnant sous Linux:

  • Sous forme de paquetage RPM. Il s'agit d'un fichier portant l'extension .rpm permettant une installation automatique, pour les distributions Linux telles que RedHat ou Mandrake.
  • Sous forme de paquetage DEB. Il s'agit d'un fichier portant l'extension .deb permettant une installation automatique, pour les distributions Linux Debian.
  • Sous forme d'archive. Il s'agit de fichiers compressés comportant l'extension .tar.gz, .gz ou .tar.bz2
Dans le second cas il s'agit généralement des sources du logiciel. Il vous faut donc compiler le programme sur votre machine afin de rendre son exécution possible.

 

Les packages RPM

RPM (Red Hat Package Manager) est, comme son nom l'indique (en anglais), un outil de gestion de packages (ensemble de fichiers constituant une application) pour Linux. Il permet d'installer des applications, ainsi que les supprimer facilement.
Grâce à une commande simple, les fichiers s'installent directement dans les "bons" répertoires.
RPM a quatre utilités supplémentaires:

  • Mettre à jour les packages: Lorsque vous récuperez une nouvelle version d'un package, il n'est pas nécessaire de désinstaller la version précédente avant d'installer la nouvelle. En effet RPM permet une mise à jour automatique des packages!
  • Interrogation: RPM permet effectivement de connaître le contenu d'un package, mais il permet aussi de savoir à quel package appartient un fichier.
  • Vérification du système: RPM permet de vérifier l'intégrité d'un package (c'est-à-dire de déterminer si tous les fichiers que contenait le package sont bien installés dans le système.
  • Accès aux sources: RPM met à disposition des utilisateurs d'un package les sources, ainsi que les instructions nécessaires à la compilation au cas où des utilisateurs voudraient modifier les fichiers du package.

Voici les commandes des 5 fonctionnalités principales:

  • Installation: pour installer le package "mpg123-0_59p-1_i386.rpm" il suffira de taper:
    rpm -ivh mpg123-0_59p-1_i386.rpm
    Si le package a déjà été installé précédemment le système vous affichera le message
    package mpg123-0_59p-1 is already installed
    (L'option -replacepkgs permet de forcer l'installation)
  • Suppression: pour supprimer un package il suffit de taper
    rpm -e mpg123
    (Où mpg123 représente le nom du package à désinstaller, ce sera un autre nom pour vous...)
  • Mise à jour: Pour mettre à jour un package (ce qui part du principe qu'une version précédente du package a déjà été installée...) il faut taper la commande:
    rpm -Uvh mpg123-0_59p-1_i386.rpm
  • Interrogation : Il existe plusieurs commandes visant à interroger un ou plusieurs packages selon divers critères. Les voici:
    • Pour connaître des détails sur un package particulier:
       
      rpm -q mpg123-0_59p-1_i386.rpm
    • Pour interroger tous les packages existants:
      rpm -qa
    • Pour interroger les packages contenant un fichier particulier:
       
      rpm -f NomDuFichier
    • Pour avoir des informations sur un package:
       
      rpm -p NomDuPackage
  • Vérification: Cete option permet de comparer les différences entre la package installé et le package tel qu'il devrait être. Les commandes sont
    • Pour vérifier vis-à-vis d'un fichier particulier:
       
      rpm -Vf NomDuFichier
    • Pour vérifier tous les packages:
       
      rpm -Va
    • Pour vérifier un package particulier:
       
      rpm -Vp NomDuPackage
    Lorsqu'il n'y a pas d'erreur, le système n'affiche rien. Si par contre une erreur a été détectée dans le package installé, le système renvoie une chaîne de huit caractères indiquant le type d'erreur. Voici la signification des caractères
    • D: Périphérique
    • G: Groupe
    • L: Lien symbolique
    • M: Mode (Permissions)
    • T: date du fichier
    • S: Taille du fichier
    • U: Utilisateur

 

Les packages DEB

La distribution Debian propose un outil de gestion de package permettant d'automatiser l'installation, la configuration et la mise à jour des logiciels installés par ce biais. Les packages Debian sont ainsi des fichiers portant l'extension .deb et pouvant être installés manuellement grâce à la commande suivante :

dpkg -i nom_du_package.deb

De plus un système complémentaire a été mis au point afin de gérer les dépendances entre les différents packages et de permettre de les mettre à jour par simple téléchargement: il s'agit du système apt (Advanced Packaging Tool). Ce système fonctionne à partir d'une liste de sources (emplacements auxquels des paquetages sont disponibles) présente dans le fichier /etc/apt/sources.list.

Voici les commandes des fonctionnalités principales:

  • Installation: pour installer le package "nom_du_package" il suffira de taper:
    apt-get install nom_du_package
    ou bien après avoir récupéré manuellement un package spécifique (avec l'extension .deb)
    dpkg --insall nom_du_package.deb
    ou
    dpkg -i nom_du_package
    En cas de problème de dépendance il est possible (mais déconseillé, sauf en connaissance de cause) de forcer l'installation avec la commande suivante :
    apt-get install -f nom_du_package
  • Simulation d'installation: il peut être utile de simuler l'installation du package avant de procéder à son installation afin de connaître exactement les paquetages dépendants qui vont être installés et estimer les problèmes éventuels :
    apt-get install -s nom_du_package
  • Suppression: pour supprimer un package il suffit de taper
    apt-get remove nom_du_package
    Cette commande supprime le paquet mais conserve les fichiers de configuration. Pour supprimer également les fichiers de configuration il suffit d'utiliser la commande suivante :
    apt-get remove --purge nom_du_package
  • Reconfiguration: pour reconfigurer un package il suffit de taper :
    dpkg --reconfigure nom_du_package
  • Mise à jour de la liste: Pour mettre à jour la liste des packages il faut taper la commande:
    apt-get update
  • Mise à jour des packages: La mise à jour des packages eux-mêmes se fait grâce à la commande suivante :
    apt-get -u upgrade
    Il est conseillé de lancer cette commande avec le commutateur -u afin de connaître la liste exacte des paquetages qui vont être mis à jour :
    apt-get upgrade
  • Nettoyage: à chaque installation d'un logiciel, le système APT charge le paquetage concerné et le stocke dans un référentiel local. Au bout d'un certain temps la liste des paquetages consrvés peut devenir importante et gourmande en espace disque, c'est la raison pour laquelle il peut être utile de faire le ménage parmi ces fichiers. La commande clean permet de supprimer tous les paquetages n'étant pas verrouillé, ce qui signifie que le paquetage devra être à nouveau téléchargé s'il doit être reconfiguré :
    apt-get clean
    La commande autoclean permet de supprimer tous les paquetages n'étant plus disponibles en téléchargement (et donc a priori obsolètes :
    apt-get autoclean
  • Interrogation : Il existe plusieurs commandes visant à interroger un ou plusieurs packages selon divers critères. Les voici:
    • Pour connaître la liste des packages contenant un mot clé particulier :
       
      apt-cache search mot_cle
    • Pour obtenir plus d'information sur un paquetage donné :
       
      apt-cache show nom_du_package
    • Pour afficher les dépendances d'un paquetage :
       
      apt-cache depends  nom_du_package
    • Pour connaître le paquetage auquel un fichier appartient :
       
      apt-file search nom_du_fichier
    • Pour connaître la lite des fichiers d'un paquetage :
       
      apt-file list nom_du_package

 

Décompresser des archives

Les programmes sont la plupart du temps fournis compressés, c'est-à-dire sous un format plus compact permettant de réduire la taille du programme, notamment pour faciliter son téléchargement, c'est le programme GZIP qui permet ce compactage. Plusieurs fichiers peuvent aussi être simplement regroupés en une seule archive pour faciliter leur transport, c'est le rôle du programme TAR. Enfin, les fichiers peuvent être compressés et regroupé en une archive portant l'extension .tar.gz.

Les données compressées existent sous plusieurs formats:

  • Tar: les données sous ce format portent l'extension .tar
    pour décompresser ce type de données il faut taper en ligne de commande:
    tar xvf nom_du_fichier.tar
  • Gzip: les fichiers compressées en Gzip possèdent l'extension .gz
    pour décompresser ces fichiers il faut taper en ligne de commande:
    gunzip nom_du_fichier.gz
  • Bzip2: les fichiers compressées en Bzip2 possèdent l'extension .bz2
    pour décompresser ces fichiers il faut taper en ligne de commande:
    bzip2 -d nom_du_fichier.bz2
  • Tar/GZip (on parle généralement de Tarball): les données compressées en TAR et en GZIP portent l'extension .tar.gz
    Elles peuvent être décompressées successivement par les deux moyens énoncés ci-dessus ou à l'aide de la commande:
    tar zxvf nom_du_fichier.tar.gz
  • Tar/BZip2: les données compressées en Tar et en Bz2 portent l'extension .tar.bz2
    Elles peuvent être décompressées successivement par les deux moyens énoncés ci-dessus ou à l'aide de la commande:
    tar jxvf nom_du_fichier.tar.bz2
  • Compress: les fichiers archivés par le programme Compress portent l'extension .Z, ils peuvent être décompressés par le programme Uncompress.

 

Compiler le programme

Lorsque le programme est une archive (et non un RPM) il est généralement nécessaire de compiler les sources.

 

Bien que la compilation se fasse pratiquement toujours de la même façon pour la majorité des applications, il est vivement conseillé de lire le fichier INSTALL ou README pour connaître exactement les commandes nécessaires à la compilation du programme.

 

Dans un premier temps il faut exécuter la commande:

./configure
Cette commande est un script permettant d'adapter le programme à la machine courante. Les options de configure sont:
  • Pour obtenir de l'aide:
    ./configure --help
  • Pour installer l'application dans un répertoire spécifique:
    ./configure --prefix="repertoire"

Dans un second temps il faut compiler le programme, grâce à la directive

make
Cette commande peut prendre plusieurs minutes/heures selon votre configuration et le logiciel à compiler. En cas de probleme, la compilation s'arretera en vous renvoyant un message d'erreur. Si tout se passe normalement de nombreuses lignes vont être affichées, puis le programme reviendra à la ligne de commande.

Après avoir compilé l'application, il est possible de l'installer

 

L'installation de l'application doit s'effectuer en tant que superutilisateur (root)

Pour installer l'application, la syntaxe suivante est généralement utilisée:

make install
En cas d'échec lors de la compilation, il faut nettoyer les fichiers makefile ayant été créés automatiquement lors de la compilation avant de recommencer une nouvelle compilation. Cela se fait grâce à la commande:
make clean
Une fois toutes ces étapes franchies, votre programme devrait être exécutable et se trouver soit dans le répertoire spécifié lors de l'installation, ou bien généralement dans /usr/local/nom_du_programme.

 

Plus d'information

 

 

Présentation de l'installation

Le serveur peut fonctionner avec n'importe quelle distribution de Linux, mais nous avons choisi d'utiliser la distribution Mandrake, qui a l'avantage d'être simple à installer et de comporter une multitude d'application préinstallées.

Vous pouvez trouver cette distribution:

  • Sur le site www.linux-mandrake.com (si votre connexion le permet
  • Dans le commerce pour moins de 500F
  • Sur le CD d'un magazine (environ 30FF, vérifiez chez votre libraire)

Avant de procéder à l'installation il peut être utile de dresser une liste des périphériques présents dans votre machine et d'en noter les références et les caractéristiques (disques durs, carte vidéo, carte son, ...)

 

Partitionnement du disque dur

En début d'installation, il va vous être nécessaire de partitionner votre disque-dur (voir l'article sur Fdisk) afin de séparer les données correspondant aux applications, aux fichiers temporaires, ou encore à la mémoire virtuelle (swap).

Nous allons supposer que le disque dur a une taille de 10Go et qu'il comportera:

  • une partition /home
  • une partition /tmp
  • une partition /var

Voici les caractéristiques des partitions:

 

Type de partition Taille Point de montage
Linux 32 Mo /boot
Linux swap 128 Mo -
Linux swap 128 Mo -
Linux Ext - -
Linux 4320 Mo /
Linux 4096 Mo /home
Linux 512 Mo /tmp
Linux 1024 Mo /var

 

Etapes de l'installation

L'installation de la Mandrake est entièrement graphique, il suffit donc de suivre pas à pas les étapes et de renseigner les bonnes options:

  • Classe d'installation: expert
  • Utilisation de la machine: serveur
  • Optimisation des disques: non
  • Niveau de sécurité: moyen
  • système de fichiers: créez une nouvelle partition sur un espace libre, indiquez le point de montage et le type (ext2/swap)
  • Choix des paquetages: il vous suffit d'installer les paquetages nécessaires:
    • Mail
    • WWW
    • News Tools
    • System configuration
    • Web server
    • Network management workstation
    • Documentation
    Les paquetages non installées pourront l'être ultérieurment selon le besoin
  • Configuration du réseau: il s'agit des propriétées du réseau local. Cliquez sur réseau local et laissez le système détecter les paramètres physiques de votre (vos) carte(s). Puis renseignez les éléments suivants:
  • Cryptographie: validez avec les options par défaut
  • Configuration de l'impression: renseignez les champs si jamais vous possèdez une imprimante locale ou réseau
  • ajout des utilisateurs: les utilisateurs seront créés manuellement ultérieurement
  • disquette de démarrage: il est vivement conseillé d'en créer une afin d'être capable de redémarrer le serveur en cas de problème
Lors du redémarrage de la machine, vous pourrez observer le démarrage successif des différents services (il est possible de remonter l'écran grâce à la combinaison de touches <CTRL>+<PageUp>)

Ecran d'ouverture de Mandrake (/etc/issue)

Puis connectez-vous en tant que root (superutilisateur) grâce au mot de passe que vous avez fourni lors de l'installation

 

Configuration post-installation

Par défaut le superutilisateur ne peut pas se connecter au serveur ni par telnet, ni par FTP pour des raisons de sécurité. Pour des raisons pratiques, et tant que l'on n'aura pas connecté l'ensemble de l'intranet à internet, nous allons donner temporairement ces droits à l'utilisateur root

Pour donner l'autorisation au superuser de se connecter par telnet, il faut éditer le fichier /etc/pam.d/login et commenter la ligne suivante:

#auth	required /lib/security/pam_securetty.so

Pour donner l'autorisation au superuser de se connecter par FTP, il faut éditer le fichier /etc/ftpusers et commenter la ligne suivante:

#root

 

Création de groupes et d'utilisateurs

Afin de définir un certain niveau de sécurité sur le serveur, il faut créer des utilisateurs et des groupes auquel on accordera uniquement les permissions nécessaires.

Il faut donc dans un premier temps créer un groupe users qui regroupera l'ensemble des utilisateurs de l'intranet. Cela permet de définir en une fois les permissions pour tous les utilisateurs appartenant à ce groupe. Pour créer ce groupe (il se peut qu'il existe déjà) il suffit d'utiliser la syntaxe suivante:

groupadd users

Il s'agit ensuite de créer un répertoire /etc/skel_intranet. Celui-ci contiendra la structure (on parle de squelette) de base du répertoire de travail de chaque utilisateur.
Voici l'ensemble des commandes permettant de le créer:

cp -r /etc/skel /etc/skel_intranet 

cd /etc/skel_intranet 

mkdir public_html 

mkdir public_html/images 

chmod -R 755 public_html 

mkdir Maildir 

mkdir Maildir/new 

mkdir Maildir/cur 

mkdir Maildir/tmp 

Ces commandes permettent de créer au sein du répertoire skel_intranet un répertoire public_html qui pourra contenir la page perso de l'utilisateur, ainsi que le répertoire Maildir (et ses sous-répertoires new, cur et tmp) pour le courrier de l'utilisateur... Vous pouvez bien sûr ajouter des répertoires supplémentaires au squelette si nécessaire.

Il suffit ainsi d'aller créer chacun de vos utilisateurs grâce à la commande suivante:

useradd dupont -G users -m -u 500 

-k /etc/skel_intranet 

-c "DUPONT Pierre, Section Comptabilité, Poste : 89654"
  • -G : précise le groupe auquel l'utilisateur appartient
  • -m : création du home directory si n'existe pas
  • -u : positionne userID si désiré
  • -k : précise le squelette à copier dans le compte (par défaut /etc/skel)
  • -c : permet d'ajouter des commentaires

Il faut accorder les droits adéquats sur le compte de l'utilisateur grâce à la commande:

chmod 755 /home/dupont

 

Vous pouvez supprimer un utilisateur à tout moment grâce à la commande:
userdel -r toto

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