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AS/400 est une gamme de mini-ordinateurs IBM
apparue début février 1987. Dans l’informatique de gestion
d’IBM, il existe trois gammes d’ordinateurs :
- les gros systèmes (appelés MainFrame), ES/9000,
sous le système d'exploitation MVS ou VM
- les départementaux ou mini-ordinateurs, AS/400,
fonctionnant avec le système d'exploitation OS400
- les micro-ordinateurs, PS/2, sous OS/2
L'AS/400 est une architecture composé
d'éléments matériels et logiciels, comportant notamment une base
de données et des éléments de sécurité avancés. La force de
l'AS400 réside dans la modularité de ses éléments constitutifs
lui conférant un haut degré d'adaptabilité et de sécurité.
En effet l'architecture AS/400 est une
structure en couche séparant les éléments matériels et
logiciels. Le système d'exploitation de l'AS/400 est appelé
OS/400. Il repose sur une couche appelée MI (Machine
Interface) chargé de fournir un ensemble de fonctions (API,
application programming interface) que les applicatifs
doivent utiliser afin de s'interfacer avec le matériel.
Contrairement à la plupart des systèmes
d'exploitation, la gestion de la plupart des composants
matériels (mémoire, entrées-sorties, gestion des processus, ...)
est géré par une couche indépendante, appelée SLIC (System
Licensed Internal Code), située sous la couche MI.
Ainsi l'architecture AS400 assure une réelle indépendance entre
le matériel, le système d'exploitation et les applications.
| Applications |
| OS/400 |
| MI |
| SLIC |
| Matériel |
Le système d’exploitation OS/400 est
un système multi utilisateurs, c’est-à-dire que plusieurs
personnes peuvent travailler sur l’ordinateur simultanément,
notamment grâce à un terminal relié à l'AS/400.
Celui-ci comprend un écran et un clavier. Les écrans classiques
de l’AS/400 sont passifs, ils ne permettent donc pas une gestion
de la souris ou de l’affichage de nombreuses couleurs.
Ce qui est affiché à l’écran est appelé un panneau. Il en existe
plusieurs sortes :
- Les panneaux de type INFO : Ces panneaux
affichent des informations. Les touches PGUP et
PGDN permettent le déplacement vers les panneaux
suivants ou précédents.
- Les panneaux de type SAISIE permettent à
l’utilisateur de remplir un ou plusieurs champs; celui-ci
peut passer d’un champ à l’autre avec la touche TAB.
- Les panneaux de type MENU : Un menu est affiché,
l’utilisateur choisit parmi les rubriques par
l’intermédiaire d’une ligne de commande située en bas de
l’écran. L’affichage respecte un standard, l’Architecture
Unifiée d’Applications (AUP), afin d’avoir une
cohérence dans la gamme des ordinateurs de gestion d’IBM.
- Les panneaux de type LISTE servent à travailler
sur des ensembles d’éléments présentés sous forme d’une
liste, avec un élément par ligne. Certains champs de saisie
sont réservés au traitement de l’élément sur chaque ligne.
L’utilisateur indique l’option qu’il a sélectionnée parmi
les choix disponibles pour chacun des champs.
Dans AS/400 tout élément renfermant des
informations et étant accessible via l'interface d'OS/400 est
représenté sous forme d'objet.
Pratiquement tout élément est considéré comme
un objet, que ce soit les programmes ou bien les fichiers de
données. Un objet est composé de deux parties : un ensemble
d'attributs le décrivant et les données proprement dites. Les
attributs de l'objets sont notamment son nom, son type, sa
taille, sa date de création ainsi qu'une partie description, et
enfin la libraire à laquelle l'objet appartient. Un objet est
toujours rattaché à une bibliothèque. La nature de l’objet est
indiquée par son type.
Les bibliothèques sont des objets de type
*LIB (library). Elles référencent les objets du système et
contiennent des informations sur ceux-ci, comme le type ou
l’emplacement physique où ils sont stockés sur le support
physique. Une bibliothèque n’est pas limitée en nombre d’objets.
Dans une bibliothèque, deux objets de même type ne peuvent pas
avoir le même nom. Par contre, ils le peuvent s’ils sont dans
deux bibliothèques différentes. Une bibliothèque étant un objet,
elle est rattachée aussi à une bibliothèque. Il existe une
bibliothèque particulière, QSYS, dans laquelle toutes les
bibliothèques sont présentes. QSYS contient le système
d’exploitation (OS/400) et des informations pour celui-ci.
Les données contenues dans un fichier peuvent
être regroupées par bloc, les membres. Par exemple, dans un
fichier AGENCE contenant le nom des agences d’une banque
réparties sur toute la France, un membre pourra regrouper tous
les noms des agences d’une région. Il y aura autant de membres
que de régions.
Sans perdre ses informations, il est possible
d’interrompre son travail pour effectuer des opérations et le
reprendre ensuite. L’appel au système, en tapant simultanément
sur les touches SHIFT et ATTN sur les claviers
AS/400 (ALTGR et IMPR pour les claviers 102
touches) puis ENTREE affiche un panneau avec un menu.
Voici quelques options de ce menu :
- Sessions alternées : Cette première option permet
de lancer un nouveau travail sans arrêter le premier. Pour
passer de l’un à l’autre, il suffit de taper APP/SYS 1.
Un seul des travaux est actif, l’autre est endormi. Cette
option ne permet pas de lancer des travaux en tâche de fond.
Quand l’un des travaux est arrêté (par la commande
SIGNOFF par exemple), l’utilisateur retrouve l’autre
travail.
- Arrêt d’un programme : Cette seconde option
arrête le programme qui était actif.
- Gestion des travaux : Cette troisième option
affiche un nouveau menu qui regroupe les fonctions de
gestion des travaux.
- Affichage des messages: Cette quatrième option
affiche les messages de l’utilisateur.
- Fin du travail : L’option 80 sauvegarde
l’environnement de l’utilisateur, il sera restitué à la
prochaine session. L’option 90 arrête le travail (SIGNOFF).
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Il existe environ un millier
de commandes dans l'OS/400, regroupé sous le nom
de "Langage de Contrôle". Un utilisateur
pourra les lancer depuis la ligne Option
ou Commande située au bas de l'écran,
quand celle-ci est disponible, comme dans un
menu système.
Comme sous
DOS ou sous
UNIX, ces commandes ont un nombre de
paramètres et d'options qui peut varier. Grâce à
une certaine harmonie dans le nom des commandes,
il est aisé de retrouver le nom d'une
d'entre-elles.
Le nom d'une commande
commence toujours par un verbe anglais, limité
sur trois lettres. Ensuite, le type de l'objet
sur lequel s'applique la commande est donné.
Certaines commandes ont parfois un troisième
terme.
Voici quelques exemples de
commandes :
- afficher un message (display message)
DSPMSG
- envoyer un message (send message)
SNDMSG
- gérer les travaux d'un utilisateur (work
submit job) WRKSBMJOB
Les paramètres de la commande
peuvent être saisis dans la ligne de commande ou
bien dans une interface d'aide, appelée
Invite de commande, accessible par la touche
F4. Dans ce cas, un menu s'affiche, différent
pour chaque commande, où les champs à remplir
correspondent aux paramètres. Si les indications
à l'écran ne suffisent pas, l'appui sur la
touche F1 affiche des informations spécifiques
au champ où se situe le curseur.
Il est possible de retrouver
le nom d'une commande dans l'arborescence des
menus, à partir du menu MAIN. Il suffit
de naviguer dans les menus en choisissant les
"bonnes" options. Pour accéder plus rapidement
au menu de la commande désirée, on peut taper
GO CMD suivi de l'abréviation du verbe ou de
l'objet dont on recherche la commande.
Par exemple "GO CMDLIB"
affiche un menu décrivant toutes les commandes
ayant un rapport avec les bibliothèques.
La communication entre le
système, les utilisateurs et les programmes se
fait par messages. Ceux-ci sont stockés dans des
files d’attente de messages, objet de type
*MSGQ. Chaque poste de travail a une file
d’attente qui lui est propre. Chaque profil
utilisateur est rattaché également à une file,
celle-ci peut-être privée ou partagée avec
d’autres utilisateurs (Les membres d’une équipe
de comptables ont une file d’attente de messages
commune). Une personne a accès à deux files
d’attente, celle de son profil utilisateur et
celle de son poste de travail.
Il existe une file d’attente
indispensable qui reçoit les messages du
système, elle est nommée QSYSOPR. Les
problèmes tels que l’absence de papier dans une
imprimante sont indiqués dans un message stocké
dans cette file. L’opérateur système doit
surveiller cette file avec la plus grande
attention afin d'être capable de résoudre les
incidents dans des délais raisonnables.
Le mode de réception indique
comment l’utilisateur va être informé de
l’arrivée de messages. Il existe trois modes :
- Break : Le message apparaît
immédiatement à l’écran. Le travail en cours
est repris normalement sans perte
d’information après la lecture du message.
- Notify : Un Bip sonore informe
l’utilisateur de l’arrivée d’un message dans
une de ses files d’attente.
- Hold : Le message est ajouté à la
file d’attente sans en informer
l’utilisateur.
Pour envoyer un message, la
commande à utiliser est SNDMSQ (send
message). Si le message est une question, de
type *INQ, il faudra préciser la file qui
recevra la réponse. Pour qu’un message arrive
avec le mode Break, il y a la commande
SNDBRKMSG.
Exemple : Pour envoyer un
avertissement à tous les utilisateurs que le
système va être arrêté dans trente minutes il
suffit de taper la commande suivante :
SNDBRKMSQ MSQ(‘arret du systeme dans trente minutes’) TOMSQ(*ALLWS)
*ALLWS signifie tous les postes de travail (all
worksations)
La commande DSPMSG
affiche les messages stockés dans une file
d’attente. Le paramètre indique le contenu de la
file à afficher. Sans paramètre, la commande
affiche les messages de la file de l’écran et de
la file du profil de l’utilisateur (la touche
APP/SYS 4 également). Par exemple
l'affichage de la file QSYSOPR se fait avec la
commande suivante :
DSPMSG MSQ(QSYSOPR)
| DSPMSG |
Affiche les
messages dans la file d'attente |
| DSPMSGD |
Affiche la
description des messages |
| WRKMSGF QCPFMSG |
Affiche le contenu
de MONMSG |
| WRKSBMJOB *JOB |
Affiche les
travaux de la session en cours |
| WRKACTJOB |
Affiche tous les
travaux actifs |
| WRKUSRPRF |
Permet de
travailler avec un profil utilisateur
particulier |
| WRKUSRJOB
|
Affiche la liste
des travaux sur lesquels l'utilisateur
travaille |
| WRKOBJ |
Permet de
travailler sur un objet |
| WRKSPLF |
Affiche les
fichiers de la file d'attente |
| WRKOUTQ
|
Affiche des
membres spécifiques de l'OUTQ |
| DSPLIB |
Affiche le contenu
d'une librairie spécifique |
| EDTLIBL |
Permet l'ajout et
la suppression de librairies dans la
liste |
| ADDLIBLE
Nom_de_la_Librairie |
Ajoute une
librairie à la liste |
| STRDBG
|
Démarre le
débogage |
| ADDBKP |
Ajoute un point
d'arrêt dans le débogueur |
| RMVBKP |
Enlève un point
d'arrêt dans le débogueur |
| ENDDBG |
Termine le
débogage |
| STRDBU |
Démarre DBU
(Database Utility), permettant d'accéder
et de modifier la base de données |
| STRDFU |
Démarre DFU (Data
File Utility) permettant d'accéder aux
fichiers et de les modifier |
| DSPFFD |
Affiche les champs
de description des fichiers |
| DSPFD |
Affiche les champs
de description pour un fichier
particulier |
| DSPPFM |
Affiche les
membres d'un fichier physique |
| DSPDBF |
Affiche le contenu
du fichier de base de données |
| DSPPGMREF |
Affiche les
fichiers utilisés par un programme
particulier, ainsi que les librairies
avec lesquelles il a été compilé |
| WRKJOBSCDE |
Affiche les
travaux planifiés |
| RUNQRY
QRYFILE(LIB/FILE) |
Exécute une
requête sans paramètres sur un fichier |
| DSPDBR LIB/FILE |
Montre les
fichiers logiques associés à un fichier
physique |

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