Un réseau sans fils (en anglais wireless
network) est, comme son nom l'indique, un réseau dans lequel
au moins deux terminaux peuvent communiquer sans liaison
filaire. Grâce aux réseaux sans fils, un utilisateur a la
possibilité de rester connecté tout en se déplaçant dans un
périmètre géographique plus ou moins étendu, c'est la raison
pour laquelle on entend parfois parler de "mobilité".
 |
Remarque concernant l'orthographe des réseaux sans
fils :
Malgré l'utilisation de "sans fil", communément admise,
les orthographes exactes sont "sans fils" et "sans-fil"
On parle ainsi de "réseau sans fils" ou bien "du
sans-fil". |
Les réseaux sans fils sont basés sur une
liaison utilisant des ondes radio-électriques (radio et
infrarouges) en lieu et place des câbles habituels. Il existe
plusieurs technologies se distinguant d'une part par la
fréquence d'émission utilisée ainsi que le débit et la portée
des transmissions.
Les réseaux sans fils permettent de relier
très facilement des équipements distants d'une dizaine de mètres
à quelques kilomètres. De plus l'installation de tels réseaux ne
demande pas de lourds aménagements des infrastructures
existantes comme c'est le cas avec les réseaux filaires
(creusement de tranchées pour acheminer les câbles, équipements
des bâtiments en câblage, goulottes et connecteurs), ce qui a
valu un développement rapide de ce type de technologies.
En contrepartie se pose le problème de la
réglementation relative aux transmissions radio-électriques. En
effet, les transmissions radio-électriques servent pour un grand
nombre d'applications (militaires, scientifiques, amateurs,
...), mais sont sensibles aux interférences, c'est la raison
pour laquelle une réglementation est nécessaire dans chaque pays
afin de définir les plages de fréquence et les puissances
auxquelles il est possible d'émettre pour chaque catégorie
d'utilisation.
De plus les ondes hertziennes sont difficiles
à confiner dans une surface géographique restreinte, il est donc
facile pour un pirate d'écouter
le réseau si les informations circulent en clair (c'est le cas
par défaut). Il est donc nécessaire de mettre en place les
dispositions nécessaires de telle manière à assurer une
confidentialité des données circulant sur les réseaux sans fils.
On distingue habituellement plusieurs
catégories de réseaux sans fils, selon le périmètre géographique
offrant une connectivité (appelé zone de couverture) :
Le réseau personnel sans fils (appelé
également réseau individuel sans fils ou réseau
domestique sans fils et noté WPAN pour Wireless
Personal Area Network) concerne les réseaux sans fils d'une
faible portée : de l'ordre de quelques dizaines mètres. Ce type
de réseau sert généralement à relier des périphériques
(imprimante, téléphone portable, appareils domestiques, ...) ou
un assistant personnel (PDA) à un ordinateur sans liaison
filaire ou bien à permettre la liaison sans fils entre deux
machines très peu distantes. Il existe plusieurs technologies
utilisées pour les WPAN :
La principale technologie WPAN est la
technologie Bluetooth, lancée par Ericsson en 1994,
proposant un débit théorique de 1 Mbps pour une portée maximale
d'une trentaine de mètres. Bluetooth, connue aussi sous le nom
IEEE 802.15.1, possède l'avantage d'être très peu
gourmande en énergie, ce qui la rend particulièrement adaptée à
une utilisation au sein de petits périphériques.
HomeRF (pour Home Radio Frequency),
lancée en 1998 par le
HomeRF Working
Group (formé notamment par les constructeurs Compaq, HP,
Intel, Siemens, Motorola et Microsoft) propose un débit
théorique de 10 Mbps avec une portée d'environ 50 à 100 mètres
sans amplificateur. La norme HomeRF soutenue notamment par
Intel, a été abandonnée en Janvier 2003, notamment car les
fondeurs de processeurs misent désormais sur les technologies
Wi-Fi embarquée (via la technologie Centrino, embarquant
au sein d'un même composant un microprocesseur et un adaptateur
Wi-Fi).
La technologie ZigBee (aussi connue
sous le nom IEEE 802.15.4) permet d'obtenir des liaisons
sans fil à très bas prix et avec une très faible consommation
d'énergie, ce qui la rend particulièrement adaptée pour être
directement intégrée dans de petits appareils électroniques
(appareils électroménagers, hifi, jouets, ...).
Enfin les liaisons infrarouges
permettent de créer des liaisons sans fils de quelques mètres
avec des débits pouvant monter à quelques mégabits par seconde.
Cette technologie est largement utilisée pour la domotique
(télécommandes) mais souffre toutefois des perturbations dues
aux interférences lumineuses. L'association
irDA (infrared
data association) formée en 1995 regroupe plus de 150
membres.
Le réseau local sans fils (noté
WLAN pour Wireless Local Area Network) est un réseau
permettant de couvrir l'équivalent d'un réseau local
d'entreprise, soit une portée d'environ une centaine de mètres.
Il permet de relier entre-eux les terminaux présents dans la
zone de couverture. Il existe plusieurs technologies
concurrentes :
Le
Wifi
(ou IEEE
802.11), soutenu par l'alliance
WECA (Wireless
Ethernet Compatibility Alliance) offre des débits allant jusqu'à
54Mbps sur une distance de plusieurs centaines de mètres.
hiperLAN2 (HIgh Performance Radio
LAN 2.0), norme européenne élaborée par l'ETSI
(European Telecommunications Standards Institute).
HiperLAN 2 permet d'obtenir un débit théorique de 54 Mbps sur
une zone d'une centaine de mètres dans la gamme de fréquence
comprise entre 5 150 et 5 300 MHz.
Le réseau métropolitain sans fils (WMAN
pour Wireless Metropolitan Area Network) est connu sous
le nom de Boucle Locale Radio (BLR). Les WMAN sont
basés sur la norme IEEE 802.16. La boucle locale radio
offre un débit utile de 1 à 10 Mbit/s pour une portée de 4 à 10
kilomètres, ce qui destine principalement cette technologie aux
opérateurs de télécommunication.
Le réseau étendu sans fils (WWAN
pour Wireless Wide Area Network) est également connu sous
le nom de réseau cellulaire mobile. Il s'agit des réseaux
sans fils les plus répandus puisque tous les téléphones mobiles
sont connectés à un réseau étendu sans fils. Les principales
technologies sont les suivantes :
- GSM (Global System for Mobile Communication
ou en français Groupe Spécial Mobile)
- GPRS (General Packet Radio Service)
- UMTS (Universal Mobile Telecommunication
System)
|
Il est nécessaire d'avoir
une culture minimum sur la propagation des
ondes hertziennes afin de pouvoir mettre en
place une architecture réseau sans fil, et
notamment de disposer les bornes d'accès (point
d'accès) de telle façon à obtenir une
portée optimale.
Les ondes radio (notées
RF pour Radio Frequency) se
propagent en ligne droite dans plusieurs
directions. La vitesse de propagation des
ondes dans le vide est de 3.108
m/s.
Dans tout autre milieu,
le signal subit un affaiblissement dû à
- La réflexion
- La réfraction
- La diffraction
- L'absorption
Lorsqu'une onde radio
rencontre un obstacle, une partie de son
énergie est absorbée et transformée en
énergie, une partie continue à se propager
de façon atténuée et une partie peut
éventuellement être réfléchie.
On appelle atténuation
d'un signal la réduction de la puissance de
celui-ci lors d'une transmission.
L'atténuation est mesurée en bels (dont le
sympbole est B) et est égale au
logarithme en base 10 de la puissance à la
sortie du support de transmission, divisée
par la puissance à l'entrèe. On préfère
généralement utiliser le décibel
(dont le symbole est dB)
correspondant à un dixième de la valeur en
Bels. Ainsi un Bel représentant 10 décibels
la formule devient :
R (dB) = (10) * log (P2/P1)
Lorsque R est positif on
parle d'amplification, lorsqu'il est
négatif on parle d'atténuation. Dans
le cas des transmissions sans fil il s'agit
plus particulièrement d'atténuations.
L'atténuation augmente
avec l'augmentation de la fréquence ou de la
distance. De plus lors de la collision avec
un obstacle, la valeur de l'atténuation
dépend fortement du matériau composant
l'obstacle. Généralement les obstacles
métalliques provoquent une forte réflexion,
tandis que l'eau absorbe le signal.
Lorsqu'une onde radio
rencontre un obstacle, tout ou partie de
l'onde est réfléchie, avec une perte de
puissance. La réflexion est telle que
l'angle d'incidence est égal à l'angle de
réflexion.
Par définition une onde
radio est susceptible de se propager dans
plusieurs directions. Par réflexions
successives un signal source peut être amené
à atteindre une station ou un point d'accès
en empruntant des chemins multiples (on
parle de multipath ou en français
cheminements multiples).
La différence de temps de
propagation (appelées délai de
propagation) entre deux signaux ayant
emprunté des chemins différents peut
provoquer des interférences au niveau du
récepteur car les données reçues se
chevauchent.
Ces interférences
deviennent de plus en plus importantes
lorsque la vitesse de transmission augmente
car les intervalles de temps entre les
données sont de plus en plus courts. Les
chemins de propagations multiples limitent
ainsi la vitesse de transmission dans les
réseaux sans fil.
Pour remédier à ce
problème les cartes Wi-Fi et points d'accès
embarquent deux antennes par émetteur.
Ainsi, grâce à l'action de l'AGC (Aquisition
Gain Controller), qui commute
immédiatement d'une antenne à l'autre
suivant la puissance des signaux, le point
d'accès est capable de distinguer deux
signaux provenant de la même station. Les
signaux reçus par ces deux antennes sont dit
décorrélés (indépendants) si ils sont
séparés de Lambda/2 (6,25 cm à 2.4GHz).
L'affaiblissement de la
puissance du signal est en grande partie du
aux propriétés des milieux traversés par
l'onde. Voici un tableau donnant les niveaux
d'atténuation pour différents matériaux :
| Matériaux |
Affaiblissement |
Exemples |
| Air |
Aucun |
Espace ouvert,
cour intérieure |
| Bois |
Faible |
Porte,
plancher, cloison |
| Plastique |
Faible |
Cloison |
| Verre |
Faible |
Vitres non
teintées |
| Verre teinté |
Moyen |
Vitres
teintées |
| Eau |
Moyen |
Aquarium,
fontaine |
| Etres vivants |
Moyen |
Foule,
animaux, humains, végétation |
| Briques |
Moyen |
Murs |
| Plâtre |
Moyen |
Cloisons |
| Céramique |
Elevé |
Carrelage |
| Papier |
Elevé |
Rouleaux de
papier |
| Béton |
Elevé |
Murs porteurs,
étages, piliers |
| Verre blindé |
Elevé |
Vitres
pare-balles |
| Métal |
Très élevé |
Béton armé,
miroirs, armoire métallique, cage
d'ascenseur |
|
La norme
IEEE 802.11 (ISO/IEC
8802-11) est un standard
international décrivant les
caractéristiques d'un
réseau local sans fil (WLAN).
Le nom WiFi
(contraction de Wireless
Fidelity, parfois notée
Wi-Fi) correspond
initialement au nom donnée à
la certification délivrée
par la
Wi-Fi Alliance,
anciennement WECA (Wireless
Ethernet Compatibility
Alliance), l'organisme
chargé de maintenir
l'interopérabilité entre les
matériels répondant à la
norme 802.11. Par abus de
langage (et pour des raisons
de marketing) le nom de la
norme se confond aujourd'hui
avec le nom de la
certification. Ainsi un
réseau Wifi est en réalité
un réseau répondant à la
norme 802.11.
Grâce au
Wi-Fi il est possible de
créer des réseaux locaux
sans fil à haut débit pour
peu que la station à
connecter ne soit pas trop
distante par rapport au
point d'accès. Dans la
pratique le Wi-Fi permet de
relier des
ordinateurs portables,
des
machines de bureau, des
assistants personnels (PDA)
ou tout type de périphérique
à une liaison haut débit (11
Mbps ou supérieur) sur un
rayon de plusieurs dizaines
de mètres en intérieur
(généralement entre une
vingtaine et une
cinquantaine de mètres) à
plusieurs centaines de
mètres en environnement
ouvert.
Ainsi des
opérateurs commencent à
irriguer des zones à fortes
concentration d'utilisateurs
(gares, aéroports, hotels,
trains, ...) avec des
réseaux sans fil. Ces zones
d'accès sont appelées "hot
spots".
La norme
802.11 s'attache à définir
les couches basses du
modèle OSI pour une
liaison sans fil utilisant
des ondes
électromagnétiques,
c'est-à-dire :
- la
couche physique
(notée parfois couche
PHY), proposant
trois types de codage de
l'information.
- la
couche liaison de
données, constitué
de deux sous-couches :
le contrôle de la
liaison logique (Logical
Link Control, ou
LLC) et le contrôle
d'accès au support (Media
Access Control, ou
MAC)
La couche
physique définit la
modulation des ondes
radio-électriques et les
caractéristiques de la
signalisation pour la
transmission de données,
tandis que la couche
liaison de données
définit l'interface entre le
bus de la machine et la
couche physique, notamment
une méthode d'accès proche
de celle utilisée dans le
standard
ethernet et les règles
de communication entre les
différentes stations. La
norme 802.11 propose en
réalité trois couches
physiques, définissant des
modes de transmission
alternatifs :
Couche Liaison de
données
(MAC) |
802.2 |
| 802.11 |
Couche Physique(
PHY) |
|
Il est
possible d'utiliser
n'importe quel protocole sur
un réseau sans fil WiFi au
même titre que sur un réseau
ethernet.
La norme
IEEE 802.11 est en
réalité la norme initiale
offrant des débits de 1 ou 2
Mbps. Des révisions ont été
apportées à la norme
originale afin d'optimiser
le débit (c'est le cas des
normes 802.11a, 802.11b et
802.11g, appelées normes
802.11 physiques) ou bien
préciser des éléments afin
d'assurer une meilleure
sécurité ou une meilleure
interopérabilité. Voici un
tableau présentant les
différentes révisions de la
norme 802.11 et leur
signification :
| Nom de la norme |
Nom |
Description |
| 802.11a |
Wifi5 |
La norme 802.11a
(baptisé WiFi 5)
permet d'obtenir un
haut débit (54 Mbps
théoriques, 30 Mbps
réels). Le norme
802.11a spécifie 8
canaux radio dans la
bande de fréquence
des 5 GHz. |
| 802.11b |
Wifi |
La norme 802.11b
est la norme la plus
répandue
actuellement. Elle
propose un débit
théorique de 11 Mbps
(6 Mbps rééls) avec
une portée pouvant
aller jusqu'à 300
mètres dans un
environnement
dégagé. La plage de
fréquence utilisée
est la bande des 2.4
GHz, avec 3 canaux
radio disponibles. |
| 802.11c |
Pontage 802.11
vers 802.1d |
La norme 802.11c
n'a pas d'intérêt
pour le grand
public. Il s'agit
uniquement d'une
modification de la
norme 802.1d afin de
pouvoir établir un
pont avec les trames
802.11 (niveau
liaison de données). |
| 802.11d |
Internationalisation |
La norme 802.11d
est un supplément à
la norme 802.11 dont
le but est de
permettre une
utilisation
internationale des
réseaux locaux
802.11. Elle
consiste à permettre
aux différents
équipements
d'échanger des
informations sur les
plages de fréquence
et les puissances
autorisées dans le
pays d'origine du
matériel. |
| 802.11e |
Amélioration de
la qualité de
service |
La norme 802.11e
vise à donner des
possibilités en
matière de qualité
de service au niveau
de la couche
liaison de données.
Ainsi cette norme a
pour but de définir
les besoins des
différents paquets
en terme de bande
passante et de délai
de transmission de
telle manière à
permettre notamment
une meilleure
transmission de la
voix et de la vidéo. |
| 802.11f |
Itinérance (roaming) |
La norme 802.11f
est une
recommandation à
l'intention des
vendeurs de point
d'accès pour une
meilleure
interopérabilité des
produits. Elle
propose le protocole
Inter-Access
point roaming
protocol
permettant à un
utilisateur
itinérant de changer
de point d'accès de
façon transparente
lors d'un
déplacement, quelles
que soient les
marques des points
d'accès présentes
dans
l'infrastructure
réseau. Cette
possibilité est
appelée
itinérance (ou
roaming en
anglais) |
| 802.11g |
|
La norme 802.11g
offre un haut débit
(54 Mbps théoriques,
30 Mbps réels) sur
la bande de
fréquence des 2.4
GHz. La norme
802.11g a une
compatibilité
ascendante avec la
norme 802.11b, ce
qui signifie que des
matériels conformes
à la norme 802.11g
peuvent fonctionner
en 802.11b |
| 802.11h |
|
La norme
802.11h vise à
rapprocher la norme
802.11 du standard
Européen (HiperLAN
2, doù le h
de 802.11h) et être
en conformité avec
la réglementation
européenne en
matière de fréquence
et d'économie
d'énergie.
|
| 802.11i |
|
La norme
802.11i a pour
but d'améliorer la
sécurité des
transmissions
(gestion et
distribution des
clés, chiffrement et
authentification).
Cette norme s'appuie
sur l'AES (Advanced
Encryption Standard)
et propose un
chiffrement des
communications pour
les transmissions
utilisant les
technologies
802.11a, 802.11b et
802.11g. |
| 802.11Ir |
|
La norme
802.11r a été
élaborée de telle
manière à utiliser
des signaux
infra-rouges. Cette
norme est désormais
dépassée
techniquement.
|
| 802.11j |
|
La norme
802.11j est à la
réglementation
japonaise ce que le
802.11h est à la
réglementation
européenne. |
Il
existe
différents
types
d'équipement
pour la mise
en place
d'un réseau
sans fil
Wifi :
- Les
adaptateurs
sans fil
ou
cartes
d'accès
(en
anglais
wireless
adapters
ou
network
interface
controller,
noté
NIC)
: il
s'agit
d'une
carte
réseau à
la norme
802.11
permettant
à une
machine
de se
connecter
à un
réseau
sans
fil. Les
adaptateurs
WiFi
sont
disponibles
dans de
nombreux
formats
(carte
PCI,
carte
PCMCIA,
adaptateur
USB,
carte
CompactFlash,
...). On
appelle
station
tout
équipement
possédant
une
telle
carte.
- Les
points
d'accès
(notés
AP
pour
Access
point,
parfois
appelés
bornes
sans fil)
permettant
de
donner
un accès
au
réseau
filaire
(auquel
il est
raccordé)
aux
différentes
stations
avoisinantes
équipées
de
cartes
wifi.
Le standard
802.11
définit deux
modes
opératoires
:
- Le
mode
infrastructure
dans
lequel
les
clients
sans fil
sont
connectés
à un
point
d'accès.
Il
s'agit
généralement
du mode
par
défaut
des
cartes
802.11b.
- Le
mode
ad hoc
dans
lequel
les
clients
sont
connectés
les uns
aux
autres
sans
aucun
point
d'accès.
En mode
infrastructure
chaque
ordinateur
station
(notée
STA) se
connecte à
un point
d'accès via
une liaison
sans fil.
L'ensemble
formé par le
point
d'accès et
les stations
situés dans
sa zone de
couverture
est appelé
ensemble
de services
de base
(en anglais
basic
service set,
noté BSS)
et constitue
une cellule.
Chaque
BSS est
identifié
par un
BSSID,
un
identifiant
de 6 octets
(48 bits).
Dans le mode
infrastructure,
le BSSID
correspond à
l'adresse
MAC du
point
d'accès.
Il est
possible de
relier
plusieurs
points
d'accès
entre eux
(ou plus
exactement
plusieurs
BSS) par
une liaison
appelée
système de
distribution
(notée DS
pour
Distribution
System)
afin de
constituer
un
ensemble de
services
étendu (extended
service set
ou ESS).
Le système
de
distribution
(DS)
peut être
aussi bien
un réseau
filaire,
qu'un câble
entre deux
points
d'accès ou
bien même un
réseau sans
fil !
Un ESS
est repéré
par un
ESSID (Service
Set
Identifier),
c'est-à-dire
un
identifiant
de 32
caractères
de long (au
format
ASCII)
servant de
nom pour le
réseau. L'ESSID,
souvent
abrégé en
SSID,
représente
le nom du
réseau et
représente
en quelque
sort un
premier
niveau de
sécurité
dans la
mesure où la
connaissance
du SSID
est
nécessaire
pour qu'une
station se
connecte au
réseau
étendu.
Lorsqu'un
utilisateur
nomade passe
d'un BSS
à un autre
lors de son
déplacement
au sein de
l'ESS,
l'adaptateur
réseau sans
fil de sa
machine est
capable de
changer de
point
d'accès
selon la
qualité de
réception
des signaux
provenant
des
différents
points
d'accès. Les
points
d'accès
communiquent
entre eux
grâce au
système de
distribution
afin
d'échanger
des
informations
sur les
stations et
permettre le
cas échéant
de
transmettre
les données
des stations
mobiles.
Cette
caractéristique
permettant
aux stations
de "passer
de façon
transparente"
d'un point
d'accès à un
autre est
appelé
itinérance
(en anglais
roaming).
Lors de
l'entrée
d'une
station dans
une cellule,
celle-ci
diffuse sur
chaque canal
un requête
de sondage (probe
request)
contenant l'ESSID
pour lequel
elle est
configurée
ainsi que
les débits
que son
adaptateur
sans fil
supporte. Si
aucun
ESSID
n'est
configuré,
la station
écoute le
réseau à la
recherche
d'un SSID.
En effet
chaque point
d'accès
diffuse
régulièrement
(à raison
d'un envoi
toutes les
0.1 secondes
environ) une
trame
balise
(nommée
beacon
en anglais)
donnant des
informations
sur son
BSSID,
ses
caractéristiques
et
éventuellement
son ESSID.
L'ESSID
est
automatiquement
diffusé par
défaut, mais
il est
possible (et
recommandé)
de
désactiver
cette
option.
A chaque
requête de
sondage
reçue, le
point
d'accès
vérifie l'ESSID
et la
demande de
débit
présents
dans la
trame balise.
Si l'ESSID
correspond à
celui du
point
d'accès, ce
dernier
envoie une
réponse
contenant
des
informations
sur sa
charge et
des données
de
synchronisation.
La station
recevant la
réponse peut
ainsi
constater la
qualité du
signal émis
par le point
d'accès afin
de juger de
la distance
à laquelle
il se situe.
En effet
d'une
manière
générale,
plus un
point
d'accès est
proche,
meilleur est
le débit.
Une station
se trouvant
à la portée
de plusieurs
points
d'accès (possèdant
bien
évidemment
le même
SSID)
pourra ainsi
choisir
le point
d'accès
offrant le
meilleur
compromis de
débit et de
charge.
 |
Lorsqu'une
station
se
trouve
dans
le
rayon
d'action
de
plusieurs
points
d'accès,
c'est
elle
qui
choisit
auquel
se
connecter
! |
En mode
ad hoc
les machines
sans fil
clientes se
connectent
les unes aux
autres afin
de
constituer
un réseau
point à
point (peer
to peer
en anglais),
c'est-à-dire
un réseau
dans lequel
chaque
machine joue
en même
temps de
rôle de
client et le
rôle de
point
d'accès.
L'ensemble
formé par
les
différentes
stations est
appelé
ensemble de
services de
base
indépendants
(en anglais
independant
basic
service set,
abrégé en
IBSS).
Un IBSS
est ainsi un
réseau sans
fil
constitué au
minimum de
deux
stations et
n'utilisant
pas de point
d'accès. L'IBSS
constitue
donc un
réseau
éphémère
permettant à
des
personnes
situées dans
une même
salle
d'échanger
des données.
Il est
identifié
par un
SSID,
comme l'est
un ESS
en mode
infrastructure.
Dans un
réseau ad
hoc, la
portée du
BSS
indépendant
est
déterminé
par la
portée de
chaque
station.
Cela
signifie que
si deux des
stations du
réseaux sont
hors de
portée l'une
de l'autre,
elles ne
pourront pas
communiquer,
même si
elles
"voient"
d'autres
stations. En
effet,
contrairement
au mode
infrastructure,
le mode
ad hoc
ne propose
pas de
système de
distribution
capable de
transmettre
les trames
d'une
station à
une autre.
Ainsi un
IBSS est
par
définition
un réseau
sans fil
restreint.
|
On appelle canal de transmission une bande étroite de fréquence utilisable pour une communication. Dans chaque pays, le gouvernement est en général le régulateur de l'utilisation des bandes de fréquences, car il est souvent le principal consommateur pour des usages militaires.
Toutefois les gouvernements proposent des bandes de fréquence pour une utilisation libre, c'est-à-dire ne nécessitant pas de licence de radiocommunication. Les organismes chargés de réguler l'utilisation des fréquences radio sont :
- l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute) en Europe
- la FCC (Federal Communications Commission) aux Etats-Unis
- le MKK (Kensa-kentei Kyokai) au Japon
En 1985 les Etats-Unis ont libéré trois bandes de fréquence à destination de l'Industrie, de la Science et de la Médecine. Ces bandes de fréquence, baptisées ISM (Industrial, Scientific, and Medical), sont les bandes 902-928 MHz, 2.400-2.4835 GHz, 5.725-5.850 GHz.
En Europe la bande s'étalant de 890 à 915 MHz est utilisée pour les communications mobiles (GSM), ainsi seules les bandes 2.400 à 2.4835 GHz et 5.725 à 5.850 GHz sont disponibles pour une utilisation radio-amateur.
Les réseaux locaux radio-électriques utilisent des ondes radio ou infrarouges afin de transmettre des données. La technique utilisée à l'origine pour les transmissions radio est appelé transmission en bande étroite, elle consiste à passer les différentes communications sur des canaux différents. Les transmissions radio sont toutefois soumises à de nombreuses contraintes rendant ce type de transmission non suffisantes. Ces contraintes sont notamment :
- Le partage de la bande passante entre les différentes stations présentes dans une même cellule.
- La propagation par des chemins multiples d'une onde radio. Un onde radio peut en effet se propager dans différentes direction et éventuellement être réfléchie ou réfractés par des objets de l'environnement physique, si bien qu'un récepteur peut être amené recevoir à quelques instants d'intervalles deux mêmes informations ayant emprunté des cheminements différents par réflexions successives.
La couche physique de la norme 802.11 définit ainsi initialement plusieurs techniques de transmission permettant de limiter les problèmes dûs aux interférences :
La technique à bande étroite (narrow band) consiste à utiliser une fréquence radio spécifique pour la transmission et la réception de données. La bande de fréquence utilisée doit être aussi petite que possible afin de limiter les interférences sur les bandes adjacentes.
La norme IEEE 802.11 propose deux techniques de modulation de fréquence pour la transmission de données issues des technologies militaires. Ces techniques, appelées étalement de spectre (en anglais spread spectrum) consistent à utiliser une bande de fréquence large pour transmettre des données à faible puissance. On distingue deux techniques d'étalement de spectre :
La technique FHSS (Frequency Hopping Spread Spectrum, en français étalement de spectre par saut de fréquence ou étalement de spectre par évasion de fréquence) consiste à découper la large bande de fréquence en un minimum de 75 canaux (hops ou sauts d'une largeur de 1MHz), puis de transmettre en utilisant une combinaison de canaux connue de toutes les stations de la cellule. Dans la norme 802.11, la bande de fréquence 2.4 - 2.4835 GHz permet de créer 79 canaux de 1 MHz. La transmission se fait ainsi en émettant successivement sur un canal puis sur un autre pendant une courte période de temps (d'environ 400 ms), ce qui permet à un instant donné de transmettre un signal plus facilement reconnaissable sur une fréquence donnée.
L'étalement de spectre par saut de fréquence a originalement été conçu dans un but militaire afin d'empêcher l'écoute des transmissions radio. En effet, une station ne connaissant pas la combinaison de fréquence à utiliser ne pouvait pas écouter la communication car il lui était impossible dans le temps imparti de localiser la fréquence sur laquelle le signal était émis puis de chercher la nouvelle fréquence.
Aujourd'hui les réseaux locaux utilisant cette technologie sont standards ce qui signifie que la séquence de fréquences utilisées est connue de tous, l'étalement de spectre par saut de fréquence n'assure donc plus cette fonction de sécurisation des échanges. En contrepartie, le FHSS est désormais utilisé dans le standard 802.11 de telle manière à réduire les interférences entre les transmissions des diverses stations d'une cellule.
La technique DSSS (Direct Sequence Spread Spectrum, étalement de spectre à séquence directe) consiste à transmettre pour chaque bit une séquence Barker (parfois appelée bruit pseudo-aléatoire ou en anglais pseudo-random noise, noté PN) de bits. Ainsi chaque bit valant 1 est remplacé par une séquence de bits et chaque bit valant 0 par son complément.
La couche physique de la norme 802.11 définit une séquence de 11 bits (10110111000) pour représenter un 1 et son complément (01001000111) pour coder un 0. On appelle chip ou chipping code (en français puce) chaque bit encodé à l'aide de la séquence. Cette technique (appelée chipping) revient donc à moduler chaque bit avec la séquence barker.
Grâce au chipping, de l'information redondante est transmise, ce qui permet d'effectuer des contrôles d'erreurs sur les transmissions, voire de la correction d'erreurs.
Dans le standard 802.11b, la bande de fréquence 2.400-2.4835 GHz (d'une largeur de 83.5 MHz) a été découpée en 14 canaux séparés de 5MHz, dont seuls les 11 premiers sont utilisables aux Etats-Unis. Seuls les canaux 10 à 13 sont utilisables en France. Voici les fréquences associées aux 14 canaux :
| Canal |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
10 |
11 |
12 |
13 |
14 |
| Fréquence (GHz) |
2.412 |
2.417 |
2.422 |
2.427 |
2.432 |
2.437 |
2.442 |
2.447 |
2.452 |
2.457 |
2.462 |
2.467 |
2.472 |
2.484 |
Toutefois, pour une transmission de 11 Mbps correcte il est nécessaire de transmettre sur une bande de 22 MHz car, d'après le théorème de Shannon, la fréquence d'échantillonnage doit être au minimum égale au double du signal à numériser. Ainsi certains canaux recouvrent partiellement les canaux adjacents, c'est la raison pour laquelle des canaux isolés (les canaux 1, 6 et 11) distants les uns des autres de 25MHz sont généralement utilisés.
Ainsi, si deux points d'accès utilisant les mêmes canaux ont des zones d'émission qui se recoupent, des distorsions du signal risquent de perturber la transmission. Ainsi pour éviter toute interférence il est recommandé d'organiser la répartition des points d'accès et l'utilisation des canaux de telle manière à ne pas avoir deux points d'accès utilisant les mêmes canaux proches l'un de l'autre.
Le standard 802.11a utilise la bande de fréquence 5.15GHz à 5.35GHz et la bande 5.725 GHz à 5.825 GHz, ce qui permet de définir 8 canaux distincts d'une largeur de 20Mhz chacun, c'est-à-dire une bande suffisamment large pour ne pas avoir de parasitage entre canaux.
Le standard IEEE 802.11 prévoit également une alternative à l'utilisation des ondes radio : la lumière infrarouge. La technologie infrarouge a pour caractéristique principale d'utiliser une onde lumineuse pour la transmission de données. Ainsi les transmissions se font de façon uni-directionnelle, soit en "vue directe" soit par réflexion. Le caractère non dissipatif des ondes lumineuses offre un niveau de sécurité plus élevé.
Il est possible grâce à la technologie infrarouge d'obtenir des débits allant de 1 à 2 Mbit/s en utilisant une modulation appelé PPM (pulse position modulation).
La modulation PPM consiste à transmettre des impulsions à amplitude constante, et à coder l'information suivant la position de l'impulsion. Le débit de 1 Mbps est obtenu avec une modulation de 16-PPM, tandis que le débit de 2 Mbps est obtenu avec une modulation 4-PPM permettant de coder deux bits de données avec 4 positions possibles :
Tandis que la radio classique utilise une modulation de fréquence (radio FM pour Frequency Modulation) ou bien une modulation d'amplitude (radio AM pour Amplitude Modulation), le standard 802.11b utilise une technique de modulation de phase appelée PSK pour Phase Shift Keying. Ainsi chaque bit produit une rotation de phase. Une rotation de 180° permet de transmettre des débits peu élevés (technique appelé BPSK pour Binary Phase Switch Keying) tandis qu'une série de quatre rotations de 90° (technique appelé QPSK pour Quadrature Phase Switch Keying) permet des débits deux fois plus élevés.
La norme 802.11b propose d'autres types d'encodage permettant d'optimiser le débit de la transmission. Les deux séquences Barker ne permettent de définir que deux états (0 ou 1) à l'aide de deux mots de 11 bits (compléments l'un de l'autre).
Une méthode alternative appelée CCK (complementary code keying) permet d'encoder directement plusieurs bits de données en une seule puce (chip) en utilisant 8 séquences de 64 bits. Ainsi en codant simultanément 4 bits, la méthode CCK permet d'obtenir un débit de 5.5 Mbps et elle permet d'obtenir un débit de 11 Mbps en codant 8 bits de données.
La technologie PBCC (Packet Binary Convolutionnary Code) permet de rendre le signal plus robuste vis-à-vis des distorsions dûes au cheminement multiple des ondes hertziennes. Ainsi la société Texas Instrument a réussi a mettre au point une séquence tirant avantage de cette meilleure résistance aux interférences et offrant un débit de 22Mbit/s. Cette technologie baptisée 802.11b+ est toutefois non conforme à la norme IEEE 802.11b ce qui rend les périphériques la supportant non compatibles avec les équipements 802.11b.
La norme 802.11a opère dans la bande de fréquence des 5 GHz, qui offre 8 canaux distincts, c'est la raison pour laquelle une technique de transmission alternative tirant partie des différents canaux est proposée. L'OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing) permet d'obtenir des débits théoriques de 54 Mbps en envoyant les données en parallèle sur les différentes fréquences. De plus la technique OFDM fait une utilisation plus rationnelle du spectre.
| Technologie |
Codage |
Type de modulation |
Débit |
| 802.11b |
11 bits (Barker sequence) |
PSK |
1Mbps |
| 802.11b |
11 bits (Barker sequence) |
QPSK |
2Mbps |
| 802.11b |
CCK (4 bits) |
QPSK |
5.5Mbps |
| 802.11b |
CCK (8 bits) |
QPSK |
11Mbps |
| 802.11a |
CCK (8 bits) |
OFDM |
54Mbps |
| 802.11g |
CCK (8 bits) |
OFDM |
54Mbps |
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Les ondes radio-électriques ont intrinsèquement une grande capacité à se propager dans toutes les directions avec une portée relativement grande. Il est ainsi très difficile d'arriver à confiner les émissions d'ondes radio dans un pèrimètre restreint. La propagation des ondes radio doit également être pensée en trois dimensions. Ainsi les ondes se propagent également d'un étage à un autre (avec de plus grandes atténuations.
La principale conséquence de cette "propagation sauvage" des ondes radio est la facilité que peut avoir une personne non autorisée d'écouter le réseau, éventuellement en dehors de l'enceinte du bâtiment où le réseau sans fil est déployé.
Là où le bât blesse c'est qu'un réseau sans fil peut très bien être installé dans une entreprise sans que le service informatique ne soit au courant ! Il suffit en effet à un employé de brancher un point d'accès sur une prise réseau pour que toutes les communications du réseau soient rendues "publiques" dans le rayon de couverture du point d'accès !
Etant donné qu'il est très facile d'"écouter" des réseaux sans fil, une pratique venue tout droit des Etats-Unis consiste à circuler dans la ville avec un ordinateur portable (voire un assistant personnel) équipé d'une carte réseau sans fil à la recherche de réseaux sans fil, il s'agit du war driving (parfois noté wardriving ou war-Xing pour "war crossing"). Des logiciels spécialisés dans ce type d'activité permettent même d'établir une cartographie très précise en exploitant un matériel de géolocalisation (GPS, Global Positionning System).
Les cartes établies permettent ainsi de mettre en évidence les réseaux sans fil déployés non sécurisés, offrant même parfois un accès à internet ! De nombreux sites capitalisant ces informations ont vu le jour sur internet, si bien que des étudiants londoniens ont eu l'idée d'inventer un "langage des signes" dont le but est de rendre visible les réseaux sans fil en dessinant à même le trottoir des symboles à la craie indiquant la présence d'un réseau wireless, il s'agit du « war-chalking » (francisé en craieFiti ou craie-fiti). Deux demi-cercles opposés désignent ainsi un réseau ouvert offrant un accès à Internet, un rond signale la présence d'un réseau sans fil ouvert sans accès à un réseau filaire et enfin un W encerclé met en évidence la présence d'un réseau sans fil correctement sécurisé.
Les risques liés à la mauvaise protection d'un réseau sans fil sont multiples :
Par défaut un réseau sans fil est non sécurisé, c'est-à-dire qu'il est ouvert à tous et que toute personne se trouvant dans le rayon de portée d'un point d'accès peut potentiellement écouter toutes les communications circulant sur le réseau. Pour un particulier la menace est faible car les données sont rarement confidentielles, si ce n'est les données à caractère personnel. Pour une entreprise en revanche l'enjeu stratégique peut être très important.
Lorsqu'un point d'accès est installé sur le réseau local, il permet aux stations d'accéder au réseau filaire et éventuellement à internet si le réseau local y est relié. Un réseau sans fil non sécurisé représente de cette façon un point d'entrée royal pour le pirate au réseau interne d'une entreprise ou une organisation.
Outre le vol ou la destruction d'informations présentes sur le réseau et l'accès à internet gratuit pour le pirate, le réseau sans fil peut également représenter une aubaine pour ce dernier dans le but de mener des attaques sur Internet. En effet étant donné qu'il n'y a aucun moyen d'identifier le pirate sur le réseau, l'entreprise ayant installé le réseau sans fil risque d'être tenue responsable de l'attaque.
Les ondes radio sont très sensibles aux interférences, c'est la raison pour laquelle un signal peut facilement être brouillé par une émission radio ayant une fréquence proche de celle utilisée dans le réseau sans fil. Un simple four à micro-ondes peut ainsi rendre totalement inopérable un réseau sans fil lorsqu'il fonctionne dans le rayon d'action d'un point d'accès.
La méthode d'accès au réseau de la norme 802.11 est basée sur le protocole CSMA/CA, consistant à attendre que le réseau soit libre avant d'émettre. Une fois la connexion établie, une station doit s'associer à un point d'accès afin de pouvoir lui envoyer des paquets. Ainsi, les méthodes d'accès au réseau et d'association étant connus, il est simple pour un pirate d'envoyer des paquets demandant la désassociation de la station. Il s'agit d'un déni de service, c'est-à-dire d'envoyer des informations de telle manière à perturber volontairement le fonctionnement du réseau sans fil.
D'autre part, la connexion à des réseaux sans fil est consommatrice d'énergie. Même si les périphériques sans fil sont dotés de fonctionnalités leur permettant d'économiser le maximum d'énergie, un pirate peut éventuellement envoyer un grand nombre de données (chiffrées) à une machine de telle manière à la surcharger. En effet, un grand nombre de périphériques portables (assistant digital personnel, ordinateur portable, ...) possèdent une autonomie limitée, c'est pourquoi un pirate peut vouloir provoquer une surconsommation d'énergie de telle manière à rendre l'appareil temporairement inutilisable, c'est ce que l'on appelle un déni de service sur batterie.
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La première chose à faire lors de la mise en place d'un réseau sans fil consiste à positionner intelligemment les points d'accès selon la zone que l'on souhaite couvrir. Il n'est toutefois pas rare que la zone effectivement couverte soit largement plus grande que souhaitée, auquel cas il est possible de réduire la puissance de la borne d'accès afin d'adapter sa portée à la zone à couvrir.
Lors de la première installation d'un point d'accès, celui-ci est configuré avec des valeurs par défaut, y compris en ce qui concerne le mot de passe de l'administrateur. Un grand nombre d'administrateurs en herbe considèrent qu'à partir du moment où le réseau fonctionne il est inutile de modifier la configuration du point d'accès. Toutefois les paramètres par défaut sont tels que la sécurité est minimale. Il est donc impératif de se connecter à l'interface d'administration (généralement via une interface web sur un port spécifique de la borne d'accès) notamment pour définir un mot de passe d'administration.
D'autre part, afin de se connecter à un point d'accès il est indispensable de connaître l'identifiant du réseau (SSID). Ainsi il est vivement conseillé de modifier le nom du réseau par défaut et de désactiver la diffusion (broadcast) de ce dernier sur le réseau. Le changement de l'identifiant réseau par défaut est d'autant plus important qu'il peut donner aux pirates des éléments d'information sur la marque ou le modèle du point d'accès utilisé.
Chaque adaptateur réseau possède une adresse physique qui lui est propre (appelée adresse MAC). Cette adresse est représentée par 12 chiffres hexadécimaux groupés par paires et séparés par des tirets.
Les points d'accès permettent généralement dans leur interface de configuration de gérer une liste de droits d'accès (appelée ACL) basée sur les adresses MAC des équipements autorisés à se connecter au réseau sans fil.
Cette précaution un peu contraignante permet de limiter l'accès au réseau à un certain nombre de machines. En contrepartie cela ne résoud pas le problème de la confidentialité des échanges.
Pour remédier aux problèmes de confidentialité des échanges sur les réseaux sans fil, le standard 802.11 intègre un mécanisme simple de chiffrement des données, il s'agit du WEP, Wired equivalent privacy.
Le WEP est un protocole chargé du chiffrement des trames 802.11 utilisant l'algorithme symétrique RC4 avec des clés d'une longueur de 64 ou 128 bits. Le principe du WEP consiste à définir dans un premier temps une clé secrète de 40 ou 128 bits. Cette clé secrète doit être déclarée au niveau du point d'accès et des clients. La clé sert à créer un nombre pseudo-aléatoire d'une longueur égale à la longueur de la trame. Chaque transmission de donnée est ainsi chiffrée en utilisant le nombre pseudo-aléatoire comme masque grâce à un OU Exclusif entre le nombre pseudo-aléatoire et la trame.
La clé de session partagé par toutes les stations est statique, c'est-à-dire que pour déployer un grand nombre de stations WiFi il est nécessaire de les configurer en utilisant la même clé de session. Ainsi la connaissance de la clé est suffisante pour déchiffrer les communications.
De plus, 24 bits de la clé servent uniquement pour l'initialisation, ce qui signifie que seuls 40 bits de la clé de 64 bits servent réellement à chiffrer et 104 bits pour la clé de 128 bits.
Dans le cas de la clé de 40 bits, une attaque par force brute (c'est-à-dire en essayant toutes les possibilités de clés) peut très vite amener le pirate à trouver la clé de session. De plus une faille décelée par Fluhrer, Mantin et Shamir concernant la génération de la chaîne pseudo-aléatoire rend possible la découverte de la clé de session en stockant 100 Mo à 1 Go de traffic créés intentionnellement.
Le WEP n'est donc pas suffisant pour garantir une réelle confidentialité des données. Pour autant, il est vivement conseillé de mettre au moins en oeuvre une protection WEP 128 bits afin d'assurer un niveau de confidentialité minimum et d'éviter de cette façon 90% des risques d'intrusion.
Afin de gérer plus efficacement les authentifications, les autorisations et la gestion des comptes utilisateurs (en anglais AAA pour Authentication, Authorization, and Accounting) il est possible de recourir à un serveur RADIUS (Remote Authentication Dial-In User Service). Le protocole RADIUS (défini par les RFC 2865 et 2866), est un système client/serveur permettant de gérer de façon centralisée les comptes des utilisateurs et les droits d'accès associés.
Pour toutes les communications nécessitant un haut niveau de sécurisation, il est préférable de recourir à un chiffrement fort des données en mettant en place un réseau privé virtuel (VPN).
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