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Le but d'un réseau est de transmettre des
informations d'un ordinateur à un autre. Pour cela il faut dans
un premier temps décider du type de codage de la donnée à
envoyer, c'est-à-dire sa représentation informatique. Celle-ci
sera différente selon le type de données, car il peut s'agir de:
- données sonores
- données textuelles
- données graphiques
- données vidéos
- ...
La représentation de ces données peut se
diviser en deux catégories:
Pour que la transmission de données puisse
s'établir, il doit exister une ligne de transmission, appelée
aussi voie de transmission ou canal, entre les
deux machines.
Ces voies de transmission sont constituées de
plusieurs tronçons permettant de faire circuler les données sous
forme d'ondes électromagnétiques, électriques, lumineuses ou
même acoustiques. On a donc un phénomène vibratoire qui se
propage sur le support physique.
Pour qu'il puisse y avoir un échange de
données, un codage des signaux de transmission doit être choisi,
celui-ci dépend essentiellement du support physique utilisé pour
transférer les données, ainsi que de la garantie de l'intégrité
des données et de la vitesse de transmission.
La transmission de données est "simple"
lorsque seules deux machines sont en communication, ou lorsque
l'on envoie une seule donnée. Dans le cas contraire il est
nécessaire de mettre en place plusieurs lignes de transmission
ou bien de partager la ligne entre les différents acteurs de la
communication. Ce partage est appelé
multiplexage...
Un protocole est un langage commun utilisé
par l'ensemble des acteurs de la communication pour échanger des
données. Toutefois son rôle ne s'arrête pas là. Un protocole
permet aussi:
- L'initiation de la communication
- L'échange de données
- Le contrôle d'erreur
- Une fin de communication "courtoise"
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Une ligne de transmission est
une liaison entre les deux machines. On désigne
généralement par le terme émetteur la
machine qui envoie les données et par
récepteur celle qui les reçoit. Les machines
peuvent parfois être chacune à son tour
réceptrice ou émettrice (c'est le cas
généralement des ordinateurs reliés par réseau).
La ligne de transmission,
appelé aussi parfois canal de transmission
ou voie de transmission, n'est pas
forcément constituée d'un seul support physique
de transmission, c'est pourquoi les machines
d'extrémités (par opposition aux machines
intermédiaires), appelées ETTD (équipement
terminal de traitement de données, ou en
anglais DTE, Data Terminal Equipment)
possèdent chacunes un équipement relatif au
support physique auxquelles elles sont reliées,
appelé ETCD (équipement terminal de
circuit de données, ou en anglais DCE,
Data Communication Equipment). On nomme
circuit de données l'ensemble constitué des
ETCD de chaque machine et de la ligne de
données.
La transmission de données
sur un support physique se fait par propagation
d'un phénomène vibratoire. Il en résulte un
signal ondulatoire dépendant de la grandeur
physique que l'on fait varier:
- dans le cas de la lumière il s'agit
d'une onde lumineuse
- dans le cas du son il s'agit d'une onde
acoustique
- dans le cas de la tension ou de
l'intensité d'un courant électrique il
s'agit d'une onde électrique
- ...
Les ondes électromagnétiques sont caractérisées
par leur fréquence, leur amplitude et leur
phase.
Les supports physiques de
transmissions sont les éléments permettant de
faire circuler les informations entre les
équipements de transmission. On classe
généralement ces supports en trois catégories,
selon le type de grandeur physique qu'ils
permettent de faire circuler, donc de leur
constitution physique:
- Les supports filaires permettent
de faire circuler une grandeur électrique
sur un câble généralement métallique
- Les supports aériens désignent
l'air ou le vide, ils permettent la
circulation d'ondes électromagnétiques ou
radioélectriques diverses
- Les supports optiques permettent
d'acheminer des informations sous forme
lumineuse
Selon le type de support physique, la grandeur
physique a une vitesse de propagation plus ou
moins rapide (par exemple le son se propage dans
l'air a une vitesse de l'ordre de 300m/s alors
que la lumière a une célérité proche de 300 000
km/s).
La transmission de données
sur une ligne ne se fait pas sans pertes. Tout
d'abord le temps de transmission n'est pas
immédiat, ce qui impose une certaine
"synchronisation" des données à la réception.
D'autre part des parasites ou des dégradations
du signal peuvent apparaître.
La bande passante (an
anglais bandwidth) d'une voie de
transmission est l'intervalle de fréquence sur
lequel le signal ne subit pas un affaiblissement
supérieur à une certaine valeur (généralement
3db, car 3décibel correspondent à un
affaiblissement du signal de 50%, on a donc)
Une ligne de téléphone a par
exemple une bande passante comprise entre 300 et
3400 Hertz environ pour un taux
d'affaiblissement égal à 3db.
La capacité d'une voie est la
quantité d'informations (en bits) pouvant être
transmis sur la voie en 1 seconde.
La capacité se caractérise de la façon suivante
C = W log2 (1 + S/N)
- C capacité (en bps)
- W La largeur de bande (en Hz)
- S/N représente le rapport signal sur
bruit de la voie.
On appelle download le
téléchargement en mode descendant (du serveur
vers votre ordinateur) et on appelle upload le
téléchargement en mode ascendant (de votre
ordinateur vers le serveur). Il est intéressant
de savoir que l'upload et le download se font
sur des canaux de transmissions séparés (que ce
soit sur un modem ou une ligne spécialisée).
Ainsi lorsque vous envoyez un document (upload)
vous ne perdez pas de bande passante en download
!
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Pour une
transmission donnée sur une voie
de communication entre deux
machines la communication peut
s'effectuer de différentes
manières. La transmission est
caractérisée par
- le sens des échanges
- le mode de transmission:
il s'agit du nombre de bits
envoyés simultanément
- la synchronisation: il
s'agit de la synchronisation
entre émetteur et récepteur
Selon le sens
des échanges, on distingue 3
modes de transmission:
- La liaison simplex
caractérise une liaison dans
laquelle les données
circulent dans un seul sens,
c'est-à-dire de l'émetteur
vers le récepteur. Ce genre
de liaison est utile lorsque
les données n'ont pas besoin
de circuler dans les deux
sens (par exemple de votre
ordinateur vers l'imprimante
ou de la souris vers
l'ordinateur...)
- La liaison
half-duplex (parfois
appelée liaison à
l'alternat ou
semi-duplex) caractérise
une liaison dans laquelle
les données circulent dans
un sens ou l'autre, mais pas
les deux simultanément.
Ainsi, avec ce genre de
liaison chaque extrémité de
la liaison émet à son tour.
Ce type de liaison permet
d'avoir une liaison
bidirectionnelle utilisant
la capacité totale de la
ligne
- La liaison
full-duplex (appelée
aussi duplex intégral)
caractérise une liaison dans
laquelle les données
circulent de façon
bidirectionnelle et
simultanément. Ainsi, chaque
extrémité de la ligne peut
émettre et recevoir en même
temps, ce qui signifie que
la bande passante est
divisée par deux pour chaque
sens d'émission des données
si un même support de
transmission est utilisé
pour les deux transmissions
Le mode de
transmission désigne le
nombre d'unité élémentaires
d'informations (bits) pouvant
être simultanément transmise par
le canal de communication. En
effet, un processeur (donc
l'ordinateur en général) ne
traite jamais (dans le cas des
processeurs récents) un seul bit
à la fois, il permet
généralement d'en traiter
plusieurs (la plupart du temps
8, soit un octet), c'est la
raison pour laquelle la liaison
de base sur un ordinateur est
une liaison parallèle.
On désigne
par liaison parallèle la
transmission simultanée de N
bits. Ces bits sont envoyés
simultanément sur N voies
différentes (une voie étant par
exemple un fil, un câble
ou tout autre support physique).
La
liaison parallèle des
ordinateurs de type PC nécessite
généralement 10 fils.
Ces voies
peuvent être:
- N lignes
physiques: auquel cas chaque
bit est envoyé sur une ligne
physique (c'est la raison
pour laquelle les câbles
parallèles sont composés de
plusieurs fils en nappe)
- une ligne physique
divisées en plusieurs
sous-canaux par division de
la bande passante. Ainsi
chaque bit est transmis sur
une fréquence différente...
Etant donné que les fils
conducteurs sont proches sur une
nappe, il existe des
perturbations (notamment à haut
débit) dégradant la qualité du
signal...
Dans une
liaison en série, les données
sont envoyées bit par bit sur la
voie de transmission. Toutefois,
étant donné que la plupart des
processeurs traitent les
informations de façon parallèle,
il s'agit de transformer des
données arrivant de façon
parallèle en données en série au
niveau de l'émetteur, et
inversement au niveau du
récepteur.
Ces
opérations sont réalisées grâce
à un contrôleur de communication
(la plupart du temps une puce
UART, Universal
Asynchronous Receiver
Transmitter). Le contrôleur
de communication fonctionne de
la façon suivante:
- La transformation
parallèle-série se fait
grâce à un registre de
décalage. Le registre de
décalage permet, grâce à une
horloge, de décaler le
registre (l'ensemble des
données présentes en
parallèle) d'une position à
gauche, puis d'émettre le
bit de poids fort (celui le
plus à gauche) et ainsi de
suite:
- La transformation
série-parallèle se fait
quasiment de la même façon
grâce au registre de
décalage. Le registre de
décalage permet de décaler
le registre d'une position à
gauche à chaque réception
d'un bit, puis d'émettre la
totalité du registre en
parallèle lorque celui-ci
est plein et ainsi de suite:
Etant donné
les problèmes que pose la
liaison de type parallèle, c'est
la liaison série qui est le plus
utilisée. Toutefois, puisqu'un
seul fil transporte
l'information, il existe un
problème de synchronisation
entre l'émetteur et le
récepteur, c'est-à-dire que le
récepteur ne peut pas à priori
distinguer les caractères (ou
même de manière plus générale
les séquences de bits) car les
bits sont envoyés
successivement. Il existe donc
deux types de transmission
permettant de remédier à ce
problème:
- La liaison asynchrone,
dans laquelle chaque
caractère est émis de façon
irrégulière dans le temps
(par exemple un utilisateur
envoyant en temps réel des
caractères saisis au
clavier). Ainsi, imaginons
qu'un seul bit soit transmis
pendant une longue période
de silence... le récepteur
ne pourrait savoir s'il
s'agit de 00010000, ou
10000000 ou encore
00000100...
Afin de remédier à ce
problème, chaque caractère
est précédé d'une
information indiquant le
début de la transmission du
caractère (l'information de
début d'émission est appelée
bit START) et terminé
par l'envoi d'une
information de fin de
transmission (appelée bit
STOP, il peut
éventuellement y avoir
plusieurs bits STOP)
- La liaison synchrone,
dans laquelle émetteur et
récepteur sont cadencés à la
même horloge. Le récepteur
reçoit de façon continue
(même lorsqu'aucun bit n'est
transmis) les informations
au rythme où l'émetteur les
envoie. C'est pourquoi il
est nécessaire qu'émetteur
et récepteur soient cadencés
à la même vitesse. De plus,
des informations
supplémentaires sont
insérées afin de garantir
l'absence d'erreurs lors de
la transmission
Lors d'une transmission
synchrone, les bits sont envoyés
de façon successive sans
séparation entre chaque
caractère, il est donc
nécessaire d'insérer des
éléments de synchronisation, on
parle alors de
synchronisation au niveau
caractère.
Le principal
inconvénient de la transmission
synchrone est la reconnaissance
des informations au niveau du
récepteur, car il peut exister
des différences entre les
horloges de l'émetteur et du
récepteur. C'est pourquoi chaque
envoi de données doit se faire
sur une période assez longue
pour que le récepteur la
distingue. Ainsi, la vitesse de
transmission ne peut pas être
très élevée dans une liaison
synchrone.
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La transmission
analogique de
données consiste
à faire circuler
des informations
sur un support
physique de
transmission
sous la forme
d'une onde. La
transmission des
données se fait
par
l'intermédiaire
d'une onde
porteuse,
une onde simple
dont le seul but
est de
transporter les
données par
modification de
l'une de ces
caractéristiques
(amplitude,fréquence
ou phase), c'est
la raison pour
laquelle la
transmission
analogique est
généralement
appelée
transmission par
modulation
d'onde porteuse.
Selon le
paramètre de
l'onde porteuse
que l'on fait
varier, on
distinguera
trois types de
transmissions
analogiques:
- La
transmission
par
modulation
d'amplitude
de la
porteuse
- La
transmission
par
modulation
de fréquence
de la
porteuse
- La
transmission
par
modulation
de phase de
la porteuse
Ce type de
transmission
désigne un
schéma dans
lequel les
données à
transmettre sont
directement sous
forme
analogique.
Ainsi, pour
transmettre ce
signal, l'ETCD
doit effectuer
une convolution
continue du
signal à
transmettre et
de l'onde
porteuse,
c'est-à-dire que
l'onde qu'il va
transmettre va
être une
association de
l'onde porteuse
et du signal à
transmettre.
Dans le cas
d'une
transmission par
modulation
d'amplitude par
exemple la
transmission se
fait de la
manière
suivante:
Lorsque les
données
numériques ont
fait leur
apparition, les
systèmes de
transmissions
étaient encore
analogiques, il
a donc fallu
trouver un moyen
de transmettre
des données
numériques de
façon
analogique.
La solution à ce
problème était
le
modem. Son
rôle est
- A
l'émission:
de convertir
des données
numériques
(un ensemble
de 0 et de
1) en
signaux
analogiques
(la
variation
continue
d'un
phénomène
physique).
On appelle
ce procédé
la
modulation
- A la
réception:
de convertir
le signal
analogique
en données
numériques.
Ce procédé
est appelé
démodulation
C'est pour cela
que modem est en
réalité
l'acronyme de
MOdulateur/DEModulateur...
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La transmission numérique consiste à faire transiter les informations sur le support physique de communication sous forme de signaux numériques. Ainsi, des données analogiques devront préalablement être numérisées avant d'être transmises.
Toutefois, les informations numériques ne peuvent pas circuler sous forme de 0 et de 1 directement, il s'agit donc de les coder sous forme d'un signal possèdant deux états, par exemple:
- deux niveaux de tension par rapport à la masse
- la différence de tension entre deux fils
- la présence/absence de courant dans un fil
- la présence/absence de lumière
- ...
Cette transformation de l'information binaire sous forme d'un signal à deux états est réalisée par l'ETCD, appelé aussi codeur bande de base, d'où l'appellation de transmission en bande de base pour désigner la transmission numérique...
Pour que la transmission soit optimale, il est nécessaire que le signal soit codé de façon à faciliter sa transmission sur le support physique. Il existe pour cela différents systèmes de codage pouvant se classer en deux catégories:
- Le codage à deux niveaux: le signal peut prendre uniquement une valeur strictement négative ou strictement positive (-X ou +X, X représentant une valeur de la grandeur physique permettant de transporter le signal)
- Le codage à trois niveaux: le signal peut prendre une valeur strictement négatives, nulle ou strictement positive (-X, 0 ou +X)
Le codage NRZ (signifiant No Return to Zero, soit Non Retour à Zéro) est le premier système de codage, car le plus simple. Il consiste tout simplement à transformer les 0 en -X et les 1 en +X, de cette façon on a un codage bipolaire dans lequel le signal n'est jamais nul. Par conséquent, le récepteur peut déterminer la présence ou non d'un signal.
Le codage NRZI est sensiblement différent du codage NRZ. Avec ce codage, lorsque le bit est à 1, le signal change d'état après le top de l'horloge. Lorsque le bit est à 0, le signal ne subit aucun changement d'état.
Le codage NRZI possède de nombreux avantages, dont:
- La détection de la présence ou non du signal
- La nécessité d'un faible courant de transmission du signal
Par contre, il possède un défaut: la présence d'un courant continu lors d'une suite de zéro, gênant la synchronisation entre émetteur et récepteur.
Le codage Manchester, également appelé codage biphase ou PE (pour Phase Encode), introduit une transition au milieu de chaque intervalle. Il consiste en fait à faire un OU exclusif (XOR) entre le signal et le signal d'horloge, ce qui se traduit par un front montant lorsque le bit est à zéro, un front descendant dans le cas contraire.
Le codage Manchester possède de nombreux avantages, dont:
- le non passage par zéro, rendant possible par le récepteur la détection d'un signal
- un spectre occupant une large bande
Le codage Delay Mode, aussi appelé code de Miller, est proche du codage de Manchester, à la différence près qu'une transition apparaît au milieu de l'intervalle uniquement lorsque le bit est à 1, cela permet de plus grands débits...
Le codage bipolaire simple est un codage sur trois niveaux. Il propose donc trois états de la grandeur transportée sur le support physique:
- La valeur 0 lorsque le bit est à 0
- Alternativement X et -X lorsque le bit est à 1
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Pour relier les diverses entités d'un réseau, plusieurs supports physiques de transmission de données peuvent-être utilisés. Une de ces possibilités est l'utilisation de câbles. Il existe de nombreux types de câbles, mais on distingue généralement:
Le câble coaxial (en anglais coaxial cable) a longtemps été le câblage de prédilection, pour la simple raison qu'il est peu coûteux et facilement manipulable (poids, flexibilité, ...).
Un câble coaxial est constitué d’une partie centrale (appelée âme), c'est-à-dire un fil de cuivre, enveloppé dans un isolant, puis d’un blindage métallique tressé et enfin d'une gaine extérieure.
- La gaine permet de protéger le câble de l'environnement extérieur. Elle est habituellement en caoutchouc (parfois en Chlorure de polyvinyle (PVC), éventuellement en téflon)
- Le blindage (enveloppe métallique) entourant les câbles permet de protéger les données transmises sur le support des parasites (autrement appelé bruit) pouvant causer une distorsion des données.
- L'isolant entourant la partie centrale est constitué d'un matériau diélectrique permettant d'éviter tout contact avec le blindage, provoquant des interactions électriques (court-circuit).
- L'âme, accomplissant la tâche de transport des données, est généralement composée d’un seul brin en cuivre ou de plusieurs brins torsadés.
Grâce à son blindage, le câble coaxial peut être utilisé sur des longues distances et à haut débit (contrairement à un câble de type paire torsadée), on le réserve toutefois pour des installations de base.
A noter qu'il existe des câbles coaxiaux possédant un blindage double (une couche isolante, une couche de blindage) ainsi que des câbles coaxiaux à quadruple blindage (deux couches isolantes, deux couches de blindage).
On distingue habituellement deux types de câbles coaxiaux:
- Le 10Base2 - câble coaxial fin (appelé Thinnet, traduisez réseau fin ou encore CheaperNet, traduisez réseau plus économique) est un câble de fin diamètre (6mm), de couleur blanche (ou grisâtre) par convention. Très flexible il peut être utilisé dans la majorité des réseaux, en le connectant directement sur la carte réseau. Il permet de transporter un signal sur une distance d’environ 185 mètres sans affaiblissement.
Il fait partie de la famille des RG-58 dont l’impédance (la résistance) est de 50 ohms. On distingue les différents type de câbles coaxial fin selon la partie centrale du câble (âme).
| Câble |
Description |
| RG-58 / U |
Brin central constitué d’un unique toron de cuivre |
| RG-58 A/U |
Torsadé |
| RG-58 C/U |
Version militaire du RG-58 A/U |
| RG-59 |
Transmission à bande large (Télévision par câble) |
| RG-6 |
Diamètre plus large, conseillé pour des fréquences plus élevée que RG-59 |
| RG-62 |
Réseau Arcnet |
- Le 10Base5 - câble coaxial épais (en anglais Thicknet ou Thick Ethernet et également appelé Yellow Cable, en raison de sa couleur jaune conventionnelle) est un câble blindé de plus gros diamètre (12 mm) et de 50 ohms d'impédance. Il a longtemps été utilisé dans les réseau, ce qui lui a valu l'appellation de « Câble Ethernet Standard ». Etant donné que son âme a un plus gros diamètre, la distance susceptible d’être parcourue par les signaux est grande, cela lui permet de transmettre sans affaiblissement des signaux sur une distance atteignant 500 mètres (sans réamplification du signal). Sa bande passante est de 10 Mbps Il est donc employé très souvent comme câble principal (backbone) pour relier des petits réseaux dont les ordinateurs sont connectés avec du Thinnet. Toutefois, étant donné son diamètre il est moins flexible que le thinnet
La connexion entre Thinnet et Thicknet se fait grâce à un transceiver. Il est muni d’une prise dite "vampire" qui effectue la connexion physique réelle à la partie centrale du Thinnet en transperçant l’enveloppe isolante. Le câble du transceiver (drop cable) est branché sur un connecteur AUI (Attachment Unit Interface) appelé également connecteur DIX (Digital Intel Xerox) ou connecteur DB 15 (SUB-D 15).
Thinnet et Thicknet utilisent tous deux des connecteurs BNC (Bayonet-Neill-Concelman ou British Naval Connector) servant à relier les câbles aux ordinateurs.
Dans la famille BNC, on trouve :
- Connecteur de câble BNC : il est soudé ou serti à l’extrémité du câble
- Connecteur BNC en T : il relie la carte réseau des ordinateurs au câble du réseau
- Prolongateur BNC : il relie deux segments de câble coaxial afin d’obtenir un câble plus long.
- Bouchon de terminaison BNC : il est placé à chaque extrémité du câble d’un réseau en Bus pour absorber les signaux parasites. Il est relié à la masse. Un réseau bus ne peut pas fonctionner sans. Il serait mis hors service.
Dans sa forme la plus simple, le câble à paire torsadée (en anglais Twisted-pair cable) est constitué de deux brins de cuivre entrelacés en torsade et recouverts d’isolants.
On distingue généralement deux types de paires torsadées :
- les paires blindés (STP : Shielded Twisted-Pair)
- les paires non blindés (UTP : Unshielded Twisted-Pair).
Un câble est souvent fabriqué à partir de plusieurs paires torsadées regroupées et placées à l’intérieur du gaine protectrice. L’entrelacement permet de supprimer les bruits (interférences électriques) dus aux paires adjacentes ou autres sources (moteurs, relais, transformateur).
La paire torsadée est donc adpatée à la mise en réseau local d'un faible parc avec un budget limité, et une connectique simple. Toutefois, sur de longues distances avec des débits élevés elle ne permet pas de garantir l’intégrité des données (c'est-à-dire la transmission sans perte de données.
Le câble UTP obéit à la spécification 10baseT. C’est le type de paire torsadée le plus utilisé et le plus répandu pour les réseaux locaux. Voici quelques caractéristiques :
- Longueur maximale d’un segment : 100 mètres
- Composition : 2 fils de cuivre recouverts d’isolant
- Normes UTP : conditionnent le nombre de torsions par pied (33cm) de câble en fonction de l’utilisation prévue.
- UTP : répertorié dans la norme Commercial Building Wiring Standard 568 de l’EIA/TIA (Electronic Industries Association / Telecommunication Industries Association). La ,norme EIA/TIA 568 a utilisé UTP pour créer des normes applicables à toutes sortes de locaux et de contextes de câblage qui garantissent au public l’homogénéité des produits. Ces normes incluent cinq catégories de câbles UTP :
- Catégorie 1 : Câble téléphonique traditionnel (transfert de voix mais pas de données)
- Catégorie 2 : Transmission des données à 4Mbit/s maximum (RNIS). Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées
- Catégorie 3 : 10 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées et de 3 torsions par pied
- Catégorie 4 : 16 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées en cuivre
- Catégorie 5 : 100 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées en cuivre
- Catégorie 5e : 1000 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées en cuivre
La plupart des installations téléphoniques utilisent un câble UTP. Beaucoup de locaux sont pré-câblés pour ce genre d’installation (souvent en nombre suffisant pour satisfaire les futurs besoins). Si la paire torsadée pré-installée est de bonne qualité, il est possible de transférer des données et donc l’utiliser en réseau informatique. Il faut faire attention cependant aux nombres de torsades et aux autres caractéristiques électriques requises pour une transmissions de données de qualité.
Le majeur problème provient du fait que le câble UTP est particuliàrement sujet aux interférences (signaux d’une ligne se mélangeant à ceux d’une autre ligne). La seule solution réside dans le blindage.
Le câble STP (Shielded Twisted Pair) utilise une gaine de cuivre de meilleure qualité et plus protectrice que la gaine utilisée par le câble UTP. Il contient une enveloppe de protection entre les paires et autour des paires. Dans le câble STP, les fils de cuivre d’une paire sont eux-mêmes torsadés, ce qui fournit au câble STP un excellent blindage, c'est-à-dire une meilleure protection contre les interférences). D'autre part il permet une transmission plus rapide et sur une plus longue distance.
La paire torsadée se branche à l’aide d’un connecteur RJ-45. Ce connecteur est similaire au RJ-11 utilisé dans la téléphonie mais différent sur certains points : le RJ-45 est légèrement plus grand et ne peut être inséré dans une prise de téléphone RJ-11. De plus, la RJ-45 se compose de huit broches alors que la RJ-11 n’en possède que six, voire quatre généralement.
La fibre optique est un câble possédant de nombreux avantages :
- Légèreté
- Immunité au bruit
- Faible atténuation
- Tolère des débits de l'ordre de 100Mbps
- Largeur de bande de quelques dizaines de mégahertz à plusieurs gigahertz (fibre monomode)
La câblage optique est particulièrement adapté à la liaison entre répartiteurs (liaison centrale entre plusieurs bâtiments, appelé backbone, ou en français épine dorsale) car elle permet des connexions sur des longues distances (de quelques kilomètres à 60 km dans le cas de fibre monomode) sans nécessiter de mise à la masse. De plus ce type de câble est très sûr car il est extrêmement difficile de mettre un tel câble sur écoute.
Toutefois, malgré sa flexibilité mécanique, ce type de câble ne convient pas pour des connexions dans un réseau local car son installation est problématique et son coût élevé. C'est la raison pour laquelle on lui préférera la paire torsadée ou le câble coaxial pour de petites liaisons.

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