Introduction aux virus

Un virus est un petit programme informatique situé dans le corps d'un autre, qui, lorsqu'on l'exécute, se charge en mémoire et exécute les instructions que son auteur a programmé. La définition d'un virus pourrait être la suivante :

"tout programme d'ordinateur capable d'infecter un autre programme

d'ordinateur en le modifiant de façon à ce qu'il puisse à son tour se reproduire."

Le véritable nom donné aux virus est CPA soit Code Auto-Propageable, mais par analogie avec le domaine médical, le nom de "virus" leur a été donné.

Les virus résidents (appelés TSR en anglais pour Terminate and stay resident) se chargent dans la mémoire vive de l'ordinateur afin d'infecter les fichiers exécutables lancés par l'utilisateurs. Les virus non résidants infectent les programmes présents sur le disque dur dès leur exécution.

Le champ d'application des virus va de la simple balle de ping-pong qui traverse l'écran au virus destructeur de données, ce dernier étant la forme de virus la plus dangereuse. Ainsi, étant donné qu'il existe une vaste gamme de virus ayant des actions aussi diverses que variées, les virus ne sont pas classés selon leurs dégats mais selon leur mode de propagation et d'infection.

On distingue ainsi différents types de virus :

  • les vers sont des virus capables de se propager à travers un réseau
  • les troyens (chevaux de Troie) sont des virus permettant de créer une faille dans un système (généralement pour permettre à son concepteur de s'introduire dans le système infecté afin d'en prendre le contrôle)
  • les bombes logiques sont des virus capables de se déclencher suite à un événement particulier (date système, activation distante, ...)

Depuis quelques années un autre phénomène est apparu, il s'agit des canulars (en anglais hoax), c'est-à-dire des annonces reçues par mail (par exemple l'annonce de l'apparition d'un nouveau virus destructeur ou bien la possibilité de gagner un téléphone portable gratuitement,...) accompagnées d'une note précisant de faire suivre la nouvelle à tous ses proches. Ce procédé a pour but l'engorgement des réseaux ainsi que la désinformation.

 

Notion d'antivirus

Un antivirus est un programme capable de détecter la présence de virus sur un ordinateur et, dans la mesure du possible, de désinfecter ce dernier. On parle ainsi d'éradication de virus pour désigner la procédure de nettoyage de l'ordinateur.

Il existe plusieurs méthodes d'éradication :

  • La suppression du code correspondant au virus dans le fichier infecté ;
  • La suppression du fichier infecté ;
  • La mise en quarantaine du fichier infecté, consistant à le déplacer dans un emplacement où il ne pourra pas être exécuté.

 

La détection des virus

Les virus se reproduisent en infectant des "applications hôtes", c'est-à-dire en copiant une portion de code exécutable au sein d'un programme existant. Or, afin de ne pas avoir un fonctionnement chaotique, les virus sont programmés pour ne pas infecter plusieurs fois un même fichier. Ils intègrent ainsi dans l'application infectée une suite d'octets leur permettant de vérifier si le programme a préalablement été infecté : il s'agit de la signature virale.

Les antivirus s'appuient ainsi sur cette signature propre à chaque virus pour les détecter. Il s'agit de la méthode de recherche de signature (scanning), la plus ancienne méthode utilisée par les antivirus.
Cette méthode n'est fiable que si l'antivirus possède une base virale à jour, c'est-à-dire comportant les signatures de tous les virus connus. Toutefois cette méthode ne permet pas la détection des virus n'ayant pas encore été répertoriés par les éditeurs d'antivirus. De plus, les programmeurs de virus les ont désormais dotés de capacités de camouflage, de manière à rendre leur signature difficile à détecter, voire indétectable; il s'agit de "virus polymorphes".

Certains antivirus utilisent un contrôleur d'intégrité pour vérifier si les fichiers ont été modifiés. Ainsi le contrôleur d'intégrité construit une base de données contenant des informations sur les fichiers exécutables du système (date de modification, taille, et éventuellement une somme de contrôle). Ainsi, lorsqu'un fichier exécutable change de caractéristiques, l'antivirus prévient l'utilisateur de la machine.

 

Les virus mutants

En réalité, la plupart des virus sont des clones, ou plus exactement des «virus mutants», c'est-à-dire des virus ayant été réécrits par d'autres utilisateurs afin d'en modifier leur comportement ou leur signature.

Le fait qu'il existe plusieurs versions (on parle de variantes) d'un même virus le rend d'autant plus difficile à repérer dans la mesure où les éditeurs d'antivirus doivent ajouter ces nouvelles signatures à leurs bases de données.

 

Les virus polymorphes

Dans la mesure où les antivirus détectent notamment les virus grâce à leur signature (la succession de bits qui les identifie), certains créateurs de virus ont pensé à leur donner la possibilité de modifier automatiquement leur apparence, tel un caméléon, en dotant les virus de fonction de chiffrement et de déchiffrement de leur signature, de façon à ce que seuls ces virus soient capables de reconnaître leur propre signature. Ce type de virus est appelé «virus polymorphe» (mot provenant du grec signifiant «qui peut prendre plusieurs formes»).

 

Les rétrovirus

On appelle «rétrovirus» ou «virus flibustier» (en anglais bounty hunter) un virus ayant la capacité de modifier les signatures des antivirus afin de les rendre inopérants.

 

Les virus de secteur d'amorçage

On appelle «virus de de secteur d'amorçage» (ou virus de boot), un virus capable d'infecter le secteur de démarrage d'un disque dur (MBR, soit master boot record), c'est-à-dire un secteur du disque copié dans la mémoire au démarrage de l'ordinateur, puis exécuté afin d'amorcer le démarrage du système d'exploitation.

 

Les virus trans-applicatifs (virus macros)

Avec la multiplication des programmes utilisant des macros, Microsoft a mis au point un langage de script commun pouvant être inséré dans la plupart des documents pouvant contenir des macros, il s'agit de VBScript, un sous-ensemble de Visual Basic. Ces virus arrivent actuellement à infecter les macros des documents Microsoft Office, c'est-à-dire qu'un tel virus peut être situé à l'intérieur d'un banal document Word ou Excel, et exécuter une portion de code à l'ouverture de celui-ci lui permettant d'une part de se propager dans les fichiers, mais aussi d'accèder au système d'exploitation (généralement Windows).

Or, de plus en plus d'applications supportent Visual Basic, ces virus peuvent donc être imaginables sur de nombreuses autres applications supportant le VBScript.
Le début du troisième millénaire a été marqué par l'apparition à grande fréquences de scripts Visual Basic diffusés par mail en fichier attaché (repérables grâce à leur extension .VBS) avec un titre de mail poussant à ouvrir le cadeau empoisonné.

Celui-ci a la possibilité, lorsqu'il est ouvert sur un client de messagerie Microsoft, d'accèder à l'ensemble du carnet d'adresse et de s'autodiffuser par le réseau. Ce type de virus est appelé ver (ou worm en anglais).

 

Qu'est-ce qu'un hoax ?

On appelle hoax (en français canular) un courrier électronique propageant une fausse information et poussant le destinataire à diffuser la fausse nouvelle à tous ses proches ou collègues.

Ainsi, de plus en plus de personnes font suivre (anglicisé en forwardent) des informations reçues par courriel sans vérifier la véracité des propos qui y sont contenus. Le but des hoax est simple :

  • provoquer la satisfaction de son concepteur d'avoir berné un grand nombre de personnes

Les conséquences de ces canulars sont multiples :

  • L'engorgement des réseaux en provoquant une masse de données superflues circulant dans les infrastructures réseaux ;
  • Une désinformation, c'est-à-dire faire admettre à de nombreuses personnes de faux concepts ou véhiculer de fausses rumeurs (on parle de légendes urbaines) ;
  • L'encombrement des boîtes aux lettres électroniques déjà chargées,
  • La perte de temps, tant pour ceux qui lisent l'information, que pour ceux qui la relaye ;
  • La dégradation de l'image d'une personne ou bien d'une entreprise,
  • L'incrédulité : à force de recevoir de fausses alertes les usageres du réseau risquent de ne plus croire aux vraies.
Ainsi, il est essentiel de suivre certains principes avant de faire circuler une information sur Internet.

 

Comment lutter contre la désinformation ?

Afin de lutter efficacement contre la propagation de fausses informations par courrier électronique, il suffit de retenir un seul concept :

Toute information reçue par courriel non accompagnée d'un lien hypertexte vers un site précisant sa véracité doit être considérée comme non valable !

Ainsi tout courrier contenant une information non accompagnée d'un pointeur vers un site d'information ne doit pas être transmis à d'autres personnes.
Lorsque vous transmettez une information à des destinataires, cherchez un site prouvant votre propos.

 

Comment vérifier s'il s'agit d'un canular ?

Lorsque vous recevez un courriel insistant sur le fait qu'il est essentiel de propager l'information (et ne contenant pas de lien prouvant son intégrité), vous pouvez vérifier sur le site hoaxbuster (site en français) s'il s'agit effectivement d'un hoax (canular).

Si l'information que vous avez reçue ne s'y trouve pas, recherchez l'information sur les principaux sites d'actualités ou bien par l'intermédiaire d'un moteur de recherche (Google étant un des plus fiables).

 

Les vers

Un ver est un programme qui peut s'auto-reproduire et se déplacer à travers un réseau en utilisant les mécanismes réseau, sans avoir réellement besoin d'un support physique ou logique (disque dur, programme hôte, fichier ...) pour se propager; un ver est donc un virus réseau.

La plus célèbre anecdote à propos des vers date de 1988. Un étudiant (Robert T. Morris, de Cornell University) avait fabriqué un programme capable de se propager sur un réseau, il le lança et, 8 heures après l'avoir laché, celui-ci avait déjà infecté plusieurs milliers d'ordinateurs. C'est ainsi que de nombreux ordinateurs sont tombés en pannes en quelques heures car le "ver" (car c'est bien d'un ver dont il s'agissait) se reproduisait trop vite pour qu'il puisse être effacé sur le réseau. De plus, tous ces vers ont créé une saturation au niveau de la bande passante, ce qui a obligé la NSA a arrêter les connexions pendant une journée.

 

Le fonctionnement d'un ver dans les années 80

Voici la façon dont le ver de Morris se propageait sur le réseau :

 

  • Le ver s'introduisait sur une machine de type UNIX
  • il dressait une liste des machines connectées à celle-ci
  • il forçait les mots de passe à partir d'une liste de mots
  • il se faisait passer pour un utilisateur auprès des autres machines
  • il créait un petit programme sur la machine pour pouvoir se reproduire
  • il se dissimulait sur la machine infectée
  • et ainsi de suite

 

Les vers actuels

Les vers actuels se propagent principalement grâce à la messagerie (et notamment par le client de messagerie Outlook) grâce à des fichiers attachés contenant des instructions permettant de récupérer l'ensemble des adresses de courrier contenues dans le carnet d'adresse et en envoyant des copies d'eux-même à tous ces destinataires.

Ces vers sont la plupart du temps des scripts (généralement VBScript) ou des fichiers exécutables envoyés en pièce jointe et se déclenchant lorsque l'utilisateur destinataire clique sur le fichier attaché.

 

Comment se protéger des vers ?

Il est simple de se protéger d'une infection par ver. La meilleure méthode consiste à ne pas ouvrir "à l'aveugle" les fichiers qui vous sont envoyés en fichier attachés.

Ainsi, tous les fichiers exécutables ou interprétables par le système d'exploitation peuvent potentiellement infecter votre ordinateur. Les fichiers comportant notamment les extensions suivantes sont potentiellement susceptible d'être infectés :

exe, com, bat, pif, vbs, scr, doc, xls, msi, eml

 

Sous Windows il est conseillé de désactiver la fonction "masquer les extensions", car cette fonction peut tromper l'utilisateur sur la véritable extension d'un fichier. Ainsi un fichier dont l'extension est .jpg.vbs apparaîtra comme un fichier d'extension .jpg !

Ainsi, les fichiers comportant les extensions suivantes ne sont pas interprétés par le système et possèdent donc un risque d'infection minime :

txt, jpg, gif, bmp, avi, mpg, asf, dat, mp3, wav, mid, ram, rm

 

Il est courant d'entendre dire que les fichiers GIF ou JPG peuvent contenir des virus.
En effet, tous les fichiers peuvent contenir un morceau de code informatique véhiculant un virus; pour autant le système devra préalablement avoir été modifié par un autre virus pour être capable d'interpréter le code contenu dans ces fichiers !

Pour tous les fichiers dont l'extension peut supposer que le fichier soit infecté (ou pour les extensions que vous ne connaissez pas) n'hésitez pas à installer un antivirus et à scanner systématiquement le fichier attaché avant de l'ouvrir.

Voici une liste plus complète (non exhaustive) des extensions des fichiers susceptibles d'être infectés par un virus :

 

Extensions
386, ACE, ACM, ACV, ARC, ARJ, ASD, ASP, AVB, AX, BAT, BIN, BOO, BTM, CAB, CLA, CLASS, CDR, CHM, CMD, CNV, COM, CPL, CPT, CSC, CSS, DLL, DOC, DOT DRV, DVB, DWG, EML, EXE, FON, GMS, GVB, HLP, HTA, HTM, HTML, HTA, HTT, INF, INI, JS, JSE, LNK, MDB, MHT, MHTM, MHTML, MPD, MPP, MPT, MSG, MSI, MSO, NWS, OBD, OBJ, OBT, OBZ, OCX, OFT, OV?, PCI, PIF, PL, PPT, PWZ, POT, PRC, QPW, RAR, SCR, SBF, SH, SHB, SHS, SHTML, SHW, SMM, SYS, TAR.GZ, TD0, TGZ, TT6, TLB, TSK, TSP, VBE, VBS, VBX, VOM, VS?, VWP, VXE, VXD, WBK, WBT, WIZ, WK?, WPC, WPD, WML, WSH, WSC, XML, XLS, XLT, ZIP

 

Les chevaux de Troie

On appelle "Cheval de Troie" (en anglais trojan horse) un programme informatique effectuant des opérations malicieuses à l'insu de l'utilisateur. Le nom "Cheval de Troie" provient d'une légende narrée dans l'Iliade (de l'écrivain Homère) à propos du siège de la ville de Troie par les Grecs.

La légende veut que les Grecs, n'arrivant pas à pénétrer dans les fortifications de la ville, eurent l'idée de donner en cadeau un énorme cheval de bois en offrande à la ville en abandonnant le siège.

Les troyens (peuple de la ville de Troie), apprécièrent cette offrande à priori inoffensive et la ramenèrent dans les murs de la ville. Cependant le cheval était rempli de soldats cachés qui s'empressèrent d'en sortir à la tombée de la nuit, alors que la ville entière était endormie, pour ouvrir les portes de la cité et en donner l'accès au reste de l'armée ...

Un cheval de Troie (informatique) est donc un programme caché dans un autre qui exécute des commandes sournoises, et qui généralement donne un accès à la machine sur laquelle il est exécuté en ouvrant une porte dérobée (en anglais backdoor), par extension il est parfois nommé troyen par analogie avec les habitants de la ville de Troie.

A la façon du virus, le cheval de Troie est un code (programme) nuisible placé dans un programme sain (imaginez une fausse commande de listage des fichiers, qui détruit les fichiers au-lieu d'en afficher la liste).

Un cheval de Troie peut par exemple

  • voler des mots de passe ;
  • copier des données sensibles ;
  • exécuter tout autre action nuisible ;
  • etc.

Pire, un tel programme peut créer, de l'intérieur de votre réseau, une brêche volontaire dans la sécurité pour autoriser des accès à des parties protégées du réseau à des personnes se connectant de l'extérieur.

Les principaux chevaux de Troie sont des programmes ouvrant des ports de la machine, c'est-à-dire permettant à son concepteur de s'introduire sur votre machine par le réseau en ouvrant une porte dérobée. C'est la raison pour laquelle on parle généralement de backdoor (littéralement porte de derrière) ou de backorifice (terme imagé vulgaire signifiant "orifice de derrière" [...]).

 

Un cheval de Troie n'est pas nécessairement un virus, dans la mesure où son but n'est pas de se reproduire pour infecter d'autres machines. Par contre certains virus peuvent également être des chevaux de Troie, c'est-à-dire se propager comme un virus et ouvrir un port sur les machines infectées !

Détecter un tel programme est difficile car il faut arriver à détecter si l'action du programme (le cheval de Troie) est voulue ou non par l'utilisateur.

 

Les symptômes d'une infection

Une infection par un cheval de Troie fait généralement suite à l'ouverture d'un fichier contaminé contenant le cheval de Troie (voir l'article sur la protection contre les vers) et se traduit par les symptomes suivants :

  • activité anormale du modem ou de la carte réseau : des données sont chargées en l'absence d'activité de la part de l'utilisateur ;
  • des réactions curieuses de la souris ;
  • des ouvertures impromptues de programmes ;
  • des plantages à répétition ;

 

Principe du cheval de Troie

Le principe des chevaux de Troie étant généralement (et de plus en plus) d'ouvrir un port de votre machine pour permettre à un pirate d'en prendre le contrôle (par exemple voler des données personnelles stockées sur le disque), le but du pirate est dans un premier temps d'infecter votre machine en vous faisant ouvrir un fichier infecté contenant le troyen et dans un second temps d'accèder à votre machine par le port qu'il a ouvert.

Toutefois pour pouvoir s'infiltrer sur votre machine, le pirate doit généralement en connaître l'adresse IP. Ainsi :

  • soit vous avez une adresse IP fixe (cas d'une entreprise ou bien parfois de particuliers connecté par câble, ...) auquel l'adresse IP peut être facilement récupérée
  • soit votre adresse IP est dynamique (affectée à chaque connexion), c'est le cas pour les connexions par modem ; auquel cas le pirate doit scanner des adresses IP au hasard afin de déceler les adresses IP correspondant à des machines infectées.

 

Se protéger contre les troyens

 

Pour se protéger de ce genre d'intrusion, il suffit d'installer un firewall, c'est-à-dire un programme filtrant les communications entrant et sortant de votre machine. Un firewall (littéralement pare-feu) permet ainsi d'une part de voir les communications sortant de votre machines (donc normalement initiées par des programmes que vous utilisez) ou bien les communications entrant. Toutefois, il n'est pas exclu que le firewall détecte des connexions provenant de l'extérieur sans pour autant que vous ne soyez la victime choisie d'un hacker. En effet il peut s'agir de tests effectués par votre fournisseur d'accès ou bien un hacker scannant au hasard une plage d'adresses IP.

Pour les systèmes de type Windows, il existe des firewalls gratuits très performant :

 

En cas d'infection

Si un programme dont l'origine vous est inconnue essaye d'ouvrir une connexion, le firewall vous demandera une confirmation pour initier la connexion. Il est essentiel de ne pas autoriser la connexion aux programmes que vous ne connaissez pas, car il peut très bien s'agir d'un cheval de Troie.

En cas de récidive, il peut être utile de vérifier que votre ordinateur n'est pas infecté par un troyen en utilisant un programme permettant de les détecter et de les éliminer (appelé bouffe-troyen).
C'est le cas de The Cleaner, téléchargeable sur http://www.moosoft.com.

 

Liste des ports utilisés habituellement par les troyens

Les chevaux de Troie ouvrent habituellement un port de la machine infectée et attendent l'ouverture d'une connexion sur ce port pour en donner le contrôle total à d'éventuels pirates. Voici la liste (non exhaustive) des principaux ports utilisés par les chevaux Troie (origine : Site de Rico) :

 

port Troyen
21 Back construction, Blade runner, Doly, Fore, FTP trojan, Invisible FTP, Larva, WebEx, WinCrash
23 TTS (Tiny Telnet Server)
25 Ajan, Antigen, Email Password Sender, Happy99, Kuang 2, ProMail trojan, Shtrilitz, Stealth, Tapiras, Terminator, WinPC, WinSpy
31 Agent 31, Hackers Paradise, Masters Paradise
41 Deep Throat
59 DMSetup
79 FireHotcker
80 Executor, RingZero
99 Hidden port
110 ProMail trojan
113 Kazimas
119 Happy 99
121 JammerKillah
421 TCP Wrappers
456 Hackers Paradise
531 Rasmin
555 Ini-Killer, NetAdmin, Phase Zero, Stealth Spy
666 Attack FTP, Back Construction, Cain & Abel, Satanz Backdoor, ServeU, Shadow Phyre
911 Dark Shadow
999 Deep Throat, WinSatan
1002 Silencer, WebEx
1010 à 1015 Doly trojan
1024 NetSpy
1042 Bla
1045 Rasmin
1090 Xtreme
1170 Psyber Stream Server, Streaming Audio Trojan, voice
1234 Ultor trojan
port 1234 Ultors Trojan
port 1243 BackDoor-G, SubSeven, SubSeven Apocalypse
port 1245 VooDoo Doll
port 1269 Mavericks Matrix
port 1349 (UDP) BO DLL
port 1492 FTP99CMP
port 1509 Psyber Streaming Server
port 1600 Shivka-Burka
port 1807 SpySender
port 1981 Shockrave
port 1999 BackDoor
port 1999 TransScout
port 2000 TransScout
port 2001 TransScout
port 2001 Trojan Cow
port 2002 TransScout
port 2003 TransScout
port 2004 TransScout
port 2005 TransScout
port 2023 Ripper
port 2115 Bugs
port 2140 Deep Throat, The Invasor
port 2155 Illusion Mailer
port 2283 HVL Rat5
port 2565 Striker
port 2583 WinCrash
port 2600 Digital RootBeer
port 2801 Phineas Phucker
port 2989 (UDP) RAT
port 3024 WinCrash
port 3128 RingZero
port 3129 Masters Paradise
port 3150 Deep Throat, The Invasor
port 3459 Eclipse 2000
port 3700 portal of Doom
port 3791 Eclypse
port 3801 (UDP) Eclypse
port 4092 WinCrash
port 4321 BoBo
port 4567 File Nail
port 4590 ICQTrojan
port 5000 Bubbel, Back Door Setup, Sockets de Troie
port 5001 Back Door Setup, Sockets de Troie
port 5011 One of the Last Trojans (OOTLT)
port 5031 NetMetro
port 5321 Firehotcker
port 5400 Blade Runner, Back Construction
port 5401 Blade Runner, Back Construction
port 5402 Blade Runner, Back Construction
port 5550 Xtcp
port 5512 Illusion Mailer
port 5555 ServeMe
port 5556 BO Facil
port 5557 BO Facil
port 5569 Robo-Hack
port 5742 WinCrash
port 6400 The Thing
port 6669 Vampyre
port 6670 DeepThroat
port 6771 DeepThroat
port 6776 BackDoor-G, SubSeven
port 6912 Shit Heep (not port 69123!)
port 6939 Indoctrination
port 6969 GateCrasher, Priority, IRC 3
port 6970 GateCrasher
port 7000 Remote Grab, Kazimas
port 7300 NetMonitor
port 7301 NetMonitor
port 7306 NetMonitor
port 7307 NetMonitor
port 7308 NetMonitor
port 7789 Back Door Setup, ICKiller
port 8080 RingZero
port 9400 InCommand
port 9872 portal of Doom
port 9873 portal of Doom
port 9874 portal of Doom
port 9875 portal of Doom
port 9876 Cyber Attacker
port 9878 TransScout
port 9989 iNi-Killer
port 10067 (UDP) portal of Doom
port 10101 BrainSpy
port 10167 (UDP) portal of Doom
port 10520 Acid Shivers
port 10607 Coma
port 11000 Senna Spy
port 11223 Progenic trojan
port 12076 Gjamer
port 12223 Hack´99 KeyLogger
port 12345 GabanBus, NetBus, Pie Bill Gates, X-bill
port 12346 GabanBus, NetBus, X-bill
port 12361 Whack-a-mole
port 12362 Whack-a-mole
port 12631 WhackJob
port 13000 Senna Spy
port 16969 Priority
port 17300 Kuang2 The Virus
port 20000 Millennium
port 20001 Millennium
port 20034 NetBus 2 Pro
port 20203 Logged
port 21544 GirlFriend
port 22222 Prosiak
port 23456 Evil FTP, Ugly FTP, Whack Job
port 23476 Donald Dick
port 23477 Donald Dick
port 26274 (UDP) Delta Source
port 27374 SubSeven 2.0
port 29891 (UDP) The Unexplained
port 30029 AOL Trojan
port 30100 NetSphere
port 30101 NetSphere
port 30102 NetSphere
port 30303 Sockets de Troie
port 30999 Kuang2
port 31336 Bo Whack
port 31337 Baron Night, BO client, BO2, Bo Facil
port 31337 (UDP) BackFire, Back Orifice, DeepBO
port 31338 NetSpy DK
port 31338 (UDP) Back Orifice, DeepBO
port 31339 NetSpy DK
port 31666 BOWhack
port 31785 Hack´a´Tack
port 31787 Hack´a´Tack
port 31788 Hack´a´Tack
port 31789 (UDP) Hack´a´Tack
port 31791 (UDP) Hack´a´Tack
port 31792 Hack´a´Tack
port 33333 Prosiak
port 33911 Spirit 2001a
port 34324 BigGluck, TN
port 40412 The Spy
port 40421 Agent 40421, Masters Paradise
port 40422 Masters Paradise
port 40423 Masters Paradise
port 40426 Masters Paradise
port 47262 (UDP) Delta Source
port 50505 Sockets de Troie
port 50766 Fore, Schwindler
port 53001 Remote Windows Shutdown
port 54320 Back Orifice 2000
port 54321 School Bus
port 54321 (UDP) Back Orifice 2000
port 60000 Deep Throat
port 61466 Telecommando
port 65000 Devil

 

Les bombes logiques

Sont appelés bombes logiques les dispositifs programmés dont le déclenchement s'effectue à un moment déterminé en exploitant la date du système, le lancement d'une commande, ou n'importe quel appel au système.

Ainsi ce type de virus est capable de s'activer à un moment précis sur un grand nombre de machines (on parle alors de bombe à retardement ou de bombe temporelle), par exemple le jour de la Saint Valentin, ou la date anniversaire d'un événement majeur : la bombe logique Tchernobyl s'est activée le 26 avril 1999, jour du 13ème anniversaire de la catastrophe nucléaire ...

Les bombes logiques sont généralement utilisées dans le but de créer un déni de service en saturant les connexions réseau d'un site, d'un service en ligne ou d'une entreprise !

 

Les espiogiciels

Un espiogiciel (en anglais spyware) est un programme chargé de recueillir des informations sur l'utilisateur de l'ordinateur sur lequel il est installé (on l'appelle donc parfois mouchard) afin de les envoyer à la société qui le diffuse pour lui permettre de dresser le profil des internautes (on parle de profilage).

Les récoltes d'informations peuvent ainsi être :

  • la traçabilité des URL des sites visités,
  • le traquage des mots-clés saisis dans les moteurs de recherche,
  • l'analyse des achats réalisés via internet,
  • voire les informations de paiement bancaire (numéro de carte bleue / VISA)
  • ou bien des informations personnelles.

Les spywares s'installent généralement en même temps que d'autres logiciels (la plupart du temps des freewares ou sharewares). En effet, cela permet aux auteurs des dits logiciels de rentabiliser leur programme, par de la vente d'informations statistiques, et ainsi permettre de distribuer leur logiciel gratuitement. Il s'agit donc d'un modèle économique dans lequel la gratuité est obtenue contre la cession de données à caractère personnel.

Les spywares ne sont pas forcément illégaux car la licence d'utilisation du logiciel qu'ils accompagnent précise que ce programme tiers va être installé ! En revanche étant donné que la longue licence d'utilisation est rarement lue en entier par les utilisateurs, ceux-ci savent très rarement qu'un tel logiciel effectue ce profilage dans leur dos.

Par ailleurs, outre le préjudice causé par la divulgation d'informations à caractère personnel, les spywares peuvent également être une source de nuisances diverses :

  • consommation de mémoire vive,
  • utilisation d'espace disque,
  • mobilisation des ressources du processeur,
  • plantages d'autres applications,
  • gêne ergonomique (par exemple l'ouverture d'écrans publicitaires ciblés en fonction des données collectées).

 

Les types de spywares

On distingue généralement deux types de spywares :

  • Les spywares internes (ou spywares internes ou spywares intégrés) comportant directement des lignes de codes dédiées aux fonctions de collecte de données.
  • Les spywares externes, programmes de collectes autonomes installés Voici une liste non exhaustive de spywares non intégrés :
    Alexa, Aureate/Radiate, BargainBuddy, ClickTillUWin, Conducent Timesink, Cydoor, Comet Cursor, Doubleclick, DSSAgent, EverAd, eZula/KaZaa Toptext, Flashpoint/Flashtrack, Flyswat, Gator / Claria, GoHip, Hotbar, ISTbar, Lop, NewDotNet, Realplayer, SaveNow, Songspy, Xupiter, Web3000 et WebHancer

 

Se protéger

La principale difficulté avec les spywares est de les détecter. La meilleure façon de se protéger est encore de ne pas installer de logiciels dont on n'est pas sûr à 100% de la provenance et de la fiabilité (notamment les freewares, les sharewares et plus particulièrement les logiciels d'échange de fichiers en peer-to-peer). Voici quelques exemples (e liste non exhaustive) de logiciels connus pour embarquer un ou plusieurs spywares :
Babylon Translator, GetRight, Go!Zilla, Download Accelerator, Cute FTP, PKZip, KaZaA ou encore iMesh.

Qui plus est, la désinstallation de ce type de logiciels ne supprime que rarement les spywares qui l'accompagnent. Pire, elle peut entraîner des dysfonctionnements sur d'autres applications !

Dans la pratique il est quasiment impossible de ne pas installer de logiciels. Ainsi la présence de processus d'arrière plans suspects, de fichiers étranges ou d'entrées inquiétantes dans la base de registre peuvent parfois trahir la présence de spywares dans le système.

Si vous ne parcourez pas la base de registre à la loupe tous les jours rassurez-vous, il existe des logiciels, nommés anti-spywares permettant de détecter et de supprimer les fichiers, processus et entrées de la base de registres créés par des spywares.

De plus l'installation d'un pare-feu personnel peut permettre d'une part de détecter la présence d'espiogiciels, d'autre part de les empêcher d'accéder à Internet (donc de transmettre les informations collectées).

 

Quelques anti-spywares

Parmi les anti-spywares les plus connus ou efficaces citons notamment :

 

Les keyloggers

Un keylogger (littéralement enregistreur de touches) est un dispositif chargé d'enregistrer les frappes de touches du clavier et de les enregistrer, à l'insu de l'utilisateur. Il s'agit donc d'un dispositif d'espionnage.

Certains keyloggers sont capables d'enregistrer les URL visitées, les courriers électroniques consultés ou envoyés, les fichiers ouverts, voire de créer une vidéo retraçant toute l'activité de l'ordinateur !

Dans la mesure où les keyloggers enregistrent toutes les frappes de clavier, ils peuvent servir à des personnes malintentionnées pour récupérer les mots de passe des utilisateurs du poste de travail ! Cela signifie donc qu'il faut être particulièrement vigilant lorsque vous utilisez un ordinateur en lequel vous ne pouvez pas avoir confiance (poste en libre accès dans une entreprise, une école ou un lieu public tel qu'un cybercafé).

 

Keyloggers : logiciel ou matériel

Les keyloggers peuvent être soit logiciels soient matériels. Dans le premier cas il s'agit d'un processus furtif (ou bien portant un nom ressemblant fortement au nom d'un processus système), écrivant les informations captées dans un fichier caché ! Les keyloggers peuvent également être matériel : il s'agit alors d'un dispositif (câble ou dongle) intercalé entre la prise clavier de l'ordinateur et le clavier.

 

Se protéger des keyloggers

La meilleure façon de se protéger est la vigilance :

  • N'installez pas de logiciels dont la provenance est douteuse,
  • Soyez prudent lorsque vous vous connectez sur un ordinateur qui ne vous appartient pas ! S'il s'agit d'un ordinateur en accès libre, examinez rapidement la configuration, avant de vous connecter à des sites demandant votre mot de passe, pour voir si des utilisateurs sont passés avant vous et s'il est possible ou non pour un utilisateur lambda d'installer un logiciel. En cas de doute ne vous connectez pas à des sites sécurisés pour lesquels un enjeu existe (banque en ligne, ...)
Si vous en avez la possibilité, inspectez l'ordinateur à l'aide d'un anti-spyware.

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